Avec son look vintage et son utilisation intelligente du recyclage, le Jollylook pourrait bien devenir le cadeau à la mode des prochains mois.

L’obsolescence programmée ou le fléau de nos sociétés modernes : nos collections de DVD remplacées par le format Blu-Ray, les systèmes d’exploitation de nos smartphones qui deviennent obsolètes à mesure que les mises à jour forcées du fabricant de téléphone s’installent, des pièces de rechanges que les constructeurs cessent de produire après quelques mois pour inciter à un nouvel achat plutôt qu’à une réparation, etc… Et si, pour ne plus être victimes de cette obsolescence, nous revenions aux matériaux d’antan, aux technologies d’un passé finalement pas si lointain qui, si elles pouvaient paraître ringardes à l’époque, sont devenues aujourd’hui délicieusement vintage ?

C’est l’idée un peu folle qui est passée par la tête d’Oleg Khalip, designer et inventeur depuis 30 ans : avec 4 associés, il a imaginé le Jollylook, un appareil photo garanti 100% sans électronique dont les lignes renvoient directement aux prémices de la photographie. Matières principales utilisées : du papier recyclé et du carton recyclé. Correctement assemblés, le papier et le carton autorisent l’utilisateur à plier l’appareil sur lui-même pour mieux le transporter. Fait amusant mis en avant par l'équipe à l'origine du projet : leur appareil recyclé en carton contient moins de carton que l'emballage des appareils photos les plus récents.

Un diaphragme et une lentille, comme ceux que l’on retrouvait déjà dans les caméras du début du XXe siècle, permettent d’imprimer l’image souhaitée sur un film de pellicule : ne restera plus alors au photographe d’un jour qu’à actionner la manivelle du Jollylook pour éjecter sa photo, à la manière d’un Polaroïd. La pellicule, justement, est le seul ingrédient « moderne » de ce charmant objet, qui n’est compatible qu’avec les films « Instax mini » de chez Fujifilm, en vente partout.

Si le projet vous séduit, vous pouvez rejoindre la solide communauté qui est en train de se former en ligne sur la plateforme de financement participatif Kickstarter. Alors qu’Oleg Khalip et ses collègues espéraient récolter 15 000$ pour lancer leur projet, le compteur s’est affolé et affiche 209 970$ à l’heure où ces lignes sont écrites, à 23 jours de la clôture des soutiens.

Vous avez dit « succès » ?

Photo : www.kickstarter.com