50 milliards d'euros : c'est le prix de la prolongation de durée de vie des centrales nucléaires françaises que devra supporter EDF. Prévus pour durer une quarantaine d'années, les réacteurs pourraient voir leur durée de vie dopée jusqu'à 60 ans si l'électricien réalise un investissement de ce genre. C'est en tout cas ce qu'assure l'ASN, l'Autorité de Sûreté du Nucléaire, qui a rendu un rapport en ce sens. Le coût de tels travaux avait été estimé à 40 milliards avant Fukushima, et a depuis subi une réévaluation. Le résultat pour le consommateur, c'est une hausse d'un peu moins de 2% par an de sa facture d'électricité. Nul doute qu'une telle nouvelle sera accueillie comme il se doit par les opposants à l'atome, au premier rang desquels Greenpeace, qui avait mis en lumière les failles dans la sécurité des centrales françaises il y a quelques semaines.