Quand la religion se penche sur l'écoconstruction, cela donne une mosquée durable au Moyen-Orient.

La religion tente une incursion dans l'écologique. Ou plutôt "les" religions. Car après la cathédrale de Christchurch construite en carton ou celle d'York qui s'était offert un sol végétal, voici que l'Emirat de Dubaï va construire sa mosquée selon les règles de l'écoconstruction. Dans ce pays du Moyen-Orient où la température peut flirter avec les 40 degrés, l'énergie solaire est évidemment de mise.

Ainsi, la mosquée d'une surface de 14 000 mètres carré, capable d'accueillir 3 500 fidèles, sera équipée d'une pléiade de panneaux solaires. Ceux-ci auront deux fonctions : la première est d'alimenter en électricité la maison de l'imam intégrée à l'édifice, la seconde de chauffer l'eau utilisée par les fidèles pour leurs ablutions. L'eau des ablutions, justement, est récupérée puis traitée et ira servir à l'arrosage des jardins de la mosquée. Si sous nos latitudes, ce sont les eaux de pluie qui sont récupérées pour ce genre d'usage, difficile d'en faire autant à Dubaï, où seuls 12 jours de précipitations sont recensés chaque année. Enfin, le toit du bâtiment sera recouvert de jardins pour une toiture végétale du meilleur effet, qui non seulement embelli l'ensemble, mais lui offre une isolation thermique parfaitement naturelle.

Les religions, quelles qu'elles soient, deviendront-elles les meilleurs VRP du développement durable et de l'écoconstruction auprès des milliards de croyants partout sur la planète ? Why not...