Passer entre les particules lors des pics de pollution est impossible. Mais éviter le gros des polluants, en revanche, serait tout à fait faisable : Air to Go est là pour vous y aider !

L'été dernier et cet hiver, les pics de pollution à l'ozone ou aux microparticules se sont succédés. En plus de la circulation alternée mise en place ponctuellement, il était fortement conseillé aux riverains des zones touchées de sortir le moins possible et d'éviter tout effort physique, au risque d'éprouver des difficultés respiratoires. Mais rester cloîtré chez soi est une perspective qui peut sembler bien peu stimulante pour qui aime le grand air ou, pour les citadins, les déambulations piétonnes. L'application Air to Go pourrait bien devenir la meilleure amie de toutes ces personnes.

Développée par l'observatoire de la qualité de l'air ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, l'application reçoit en temps réel les enregistrements des 90 stations de contrôle de l'air éparpillées dans la nouvelle super-région, les croise avec les données météorologiques et la modélisation des villes et des paysages. Le résultat, c'est une projection très précise (de l'ordre de la dizaine de mètres) qui permet à l'utilisateur lambda de connaître, sur le pas de sa porte, les concentrations d'ozone, de particules fines et de dioxyde d'azote qu'il est susceptible de respirer. Le sportif amateur, lui, pourra grâce à Air to Go, prévoir sa sortie du jour en limitant son exposition aux vagues de pollution atmosphérique.

L'application, gratuite, est disponible sur l'AppStore et accessible directement depuis votre navigateur internet classique en suivant ce lien. Une version Android, en cours de développement, viendra compléter cet arsenal d'ici quelques semaines. Chacune de nos régions disposant de son agence locale de mesure de la qualité de l'air, il n'est pas impossible d'imaginer que dans un futur proche, une application similaire à Air to Go propose un service identique à l'échelle de tout le territoire, lequel est tout de même quadrillé d'environ 650 stations de mesure des polluants.

Sinon, plutôt que des applications qui slaloment entre les vagues de pollution, il vaudrait peut-être mieux éviter de polluer, non ?

Photo : www.airtogo.fr