La ville californienne va se doter, fin 2017, d’un service d’autopartage de voitures électriques directement inspiré d’Autolib.

Paris avait innové en lançant, en 2007, son service de vélos en libre-service à l’échelle d’une métropole mondiale. Près de dix ans plus tard, le succès ne se dément pas avec 1200 stations, 300 000 abonnés, et 20 000 vélos mis à disposition des usagers. En 2011, la capitale passait la vitesse supérieure en lançant Autolib, basée sur le même principe, à la différence près que ce sont ici des voitures électriques en libre service qui étaient proposées aux Parisiens, en l’occurrence la BlueCar du groupe Bolloré.

Les 250 voitures du lancement sont désormais 4000, qui se répartissent entre 1100 stations et qui sont empruntées par 320 000 abonnés qui ont parcouru 165 millions de kilomètres depuis le lancement du service. Et tout cela sans émettre la moindre particule de CO2. Encore une fois, le modèle parisien a inspiré d’autres villes dans le monde qui ont, elle aussi, choisi de s’associer au groupe Bolloré pour leur propre service d’autopartage : Lyon, Bordeaux, Turin ou Singapour.

Mais cette semaine, une ville immense vient d’annoncer qu’elle rejoignait l’écurie Bolloré et qu’elle se dotait elle aussi d’une flotte de voitures électriques : Los Angeles. Le défi, pour la municipalité comme pour l’industriel breton, est immense : non seulement Los Angeles est 12 fois plus grande que Paris intra-muros, mais il existe là-bas, comme dans tous les Etats-Unis, une culture de la voiture traditionnelle (voire carrément de la grosse bagnole, pour parler trivialement) qu’il sera difficile de contourner pour faire accepter les voitures « modèles réduits » silencieuses type BlueCar.

Autant de paramètres qui font que, malgré les 6 ans de retours parisiens et les autres expériences à travers le monde, les ambitions initiales d’Autolib Los Angeles (qui s’appellera « BlueLA ») semblent plutôt modestes : seulement 100 voitures électriques disponibles et pas plus de 200 bornes de recharge proposées au lancement du service fin 2017. Cantonné aux quartiers en développement de l’immense cité californienne, BlueLA viserait dans un premier temps, selon Les Echos, un seuil de 7000 abonnés.

Rendez-vous en 2023 pour comparer l’évolution de BlueLA à celle d’Autolib.

Photo : GiuseppeMilo/Flickr/CC