Imaginez un petit avion, à la motorisation 100% électrique, capable de vous emmener de façon totalement autonome d'un point A à un point B. C'est le taxi du futur, et c'est pour demain.

En 1998, Larry Page et Sergeï Brin, deux entrepreneurs américains de 25 ans créent leur société sur internet, un moteur de recherche supposé aider les internautes de l’époque à mieux se repérer dans un web encore désorganisé. 20 ans plus tard, leur Google a écrasé toute la concurrence et les 2 hommes sont chacun à la tête d’une fortune personnelle dépassant les 50 milliards de dollars. Ne se reposant pas sur leurs lauriers, ils n’hésitent pas à investir dans des projets technologiques qui leur sont chers.

Larry Page par exemple a choisi de soutenir financièrement Kitty Hawk, une entreprise dirigée par Sebastian Thurn, ancien patron du laboratoire Google X où le géant du web teste dans le plus grand secret de nombreux projets d’avenir, et duquel sont sorties les Google Glass (un échec) ou les casques de réalité virtuelle en carton à plier soi-même. L’objectif fixé par la compagnie Kitty Hawk : créer le premier taxi volant électrique et autonome. Après des années de recherche, les premiers vols expérimentaux ont eu lieu, et c’est dans le ciel de Nouvelle-Zélande que cette révolution des transports propres se prépare.

Baptisé « Cora », le taxi aérien a une taille équivalente à une voiture citadine et pourra embarquer 2 passagers, qui n’auront qu’à annoncer leur destination pour y être immédiatement transportés. Des ailes sont fixées à ses flancs, portant l’envergure de l’engin à près de 11 mètres. Sur celles-ci sont montés 12 petits rotors pour permettre à Cora de décoller et d’atterrir à la verticale, à la manière d’un hélicoptère. A l’arrière, une hélice principale pour lui impulser de la vitesse une fois en vol, jusqu’à 180 km/h à des altitudes comprises entre 500 et 3000 pieds. Quant aux batteries embarquées, elles autorisent une autonomie d’une centaine de kilomètres. La stabilité, la trajectoire et la sécurité du taxi électrique volant sont assurées par 3 ordinateurs de bord, mais les ingénieurs ont travaillé pour, qu’en cas d’avarie, le Cora puisse se débrouiller avec 2 ordinateurs seulement. Enfin, en cas de défaillance totale, un parachute équipe l’attelage, pour lui permettre d’atterrir en catastrophe certes, mais en douceur.

Le projet vous séduit ? On vous comprend. Inutile cependant de lever le nez et de chercher désespérément un Cora dans le ciel, la phase de tests devrait encore durer quelques mois, et une commercialisation est espérée pour 2020/2021. Dans le meilleur des cas…

Photo : Page Facebook de Cora