Après la mort, après la crémation, quoi de mieux qu'une urne biodégradable pour retourner à la terre ? Alors si en plus il s'agit d'un bel objet...

Il y a un peu plus d'un an, dans la grande série "La mort écologique", nous rapportions une idée, celle d'un designer, de créer une urne funéraire biodégradable. Quelques schémas et images de synthèse plus tard, notre homme pouvait illustrer son idée. Mais concrètement, ce projet n'avait rien de réel. Martín Azúa, lui, a eu envie de passer aux choses sérieuses. Ce designer espagnol a alors créé son urne funéraire biodégradable, et l'a appelée "Bios Urn".

Bios Urn donc, se présente comme un grand gobelet à café équitable que l'on retrouve chez Starbucks, à la différence que celui-ci est fait de coquilles de noix de coco, auxquelles sont mélangés des fertilisants biologiques, de la tourbe, de la cellulose, et des graines d'arbres. Et comme un gobelet est prévu pour recevoir le café, l'urne est prévue pour recueillir les cendres du défunt. Rien de plus simple pour que l'être aimé retourne à la terre, il suffit de verser ses cendres dans l'urne funéraire écologique, de planter celle-ci dans le sol, et de l'arroser pour donner le coup de pouce nécessaire à la croissance des graines.

Selon le créateur du projet, ce procédé permet de "réinsérer l'être humain dans le cycle de la nature". Si une telle solution venait à se démocratiser, qui sait si le forêts ne deviendraient alors pas les cimetières de demain ? Le législateur ne manquerait alors pas de se pencher sur le "problème"…