Pour avertir des conséquences du braconnage, une agence de publicité revisite les logos mondialement connus de Puma, Lacoste et Ecko.

Vu d'Europe, nous avons bien souvent l'impression que les célèbres "Fashion Weeks", ces quelques jours où tous les plus grands créateurs présentent leurs derniers modèles dans des défilés tous plus glamours les uns que les autres, se limitent à Paris et à Milan. Pourtant, de nombreux autres pays dans le monde ont eux aussi leur Fashion Week. C'est notamment le cas du Mozambique. Au Sud du continent noir, face à Madagascar, cet événement réunit chaque année, selon ses organisateurs, les créateurs de mode qui représentent le mieux l'Afrique. Ces créateurs ne s'imposent aucune limite, mais sont heureusement contraints par le règlement éthique de la Fashion Week : ils ne doivent utiliser aucune matière textile qui proviendrait de l'exploitation illégale d'animaux protégés.

Profitant de cette semaine de la mode et des regards braqués, l'agence de publicité DDB en a profité pour diffuser une campagne un peu spéciale, prévenant des dangers du braconnage. Pour cela, elle a repris les logos "animaliers" de trois célèbres marques de vêtements (le rhinocéros de Ecko, le crocodile de Lacoste, et le puma de... Puma) qu'elle présente écorchés vifs, accompagnés du slogan "battons-nous contre les massacres d'animaux".

Une campagne d'autant plus nécessaire que le Mozambique a été le théâtre en 2013 d'un véritable scandale, quand des gardes-chasse s'étaient alliés à des braconniers pour exterminer les 15 derniers rhinocéros du pays dans la réserve naturelle qui était censée les protéger.

Si cette opération peut aider à éviter d'autres massacres de ce genre, le contrat sera largement rempli.