Le célèbre fabricant d’aspirateurs, de ventilateurs, et de bien d’autres appareils électroménagers, se lance dans la course à la voiture électrique. Atterrissage prévu en 2021.

Sept ans, c’était la durée d’un mandat présidentiel en France avant 2002. C’est aussi le temps que Brad Pitt a passé au Tibet à se lier d’amitié avec le jeune Dalaï Lama dans un film de 1997. Mais 7 ans, ce serait aussi et surtout, si l’on en croit le calendrier de James Dyson, le temps nécessaire au développement, aux essais, à la fabrication et à la commercialisation d’une nouvelle voiture électrique. Son groupe, qui fait plancher des centaines d’ingénieurs britanniques depuis 2014 sur le sujet prévoit en effet de commercialiser sa propre voiture électrique d’ici 2021. Pour rappel, James Dyson est le fondateur du groupe qui porte son nom, devenu mondialement célèbre grâce à ses aspirateurs sans sac ou à ses ventilateurs sans hélice, appareils pionniers sur le marché au design épuré reconnaissable entre mille.

La moindre des choses à espérer lorsqu’un tel acteur fait son entrée sur le marché de la mobilité durable, c’est de l’innovation. C’est du côté de la batterie que cela devrait se passer, Dyson étant en pôle position pour être le premier fabricant au monde à équiper, de série, ses modèles d’une batterie à électrolyte solide. Pour résumer, il s’agit d’une pile où une plaque de verre viendrait remplacer le liquide qui équipe les batteries lithium-ion actuelles, avec pour avantages une meilleure autonomie, une durée de vie allongée, un temps de charge réduit à quelques minutes, et une plus grande sécurité pour l’utilisateur.

Les grands acteurs de la mobilité électrique asiatiques se sont lancés à corps perdu dans la course au développement de ce type de batterie, et une alliance Nissan / Honda / Toyota / Panasonic a ainsi vu le jour au Japon : c’est sans doute là-bas que les premiers modèles émergeront. C’est probablement d’ailleurs un peu pour ça que James Dyson a choisi de produire sa future voiture électrique à Singapour (« notre décision prend en compte la chaîne d’approvisionnement » d’après un ponte du groupe).

Pour l’instant, aucun prototype n’a été présenté, et tout juste sait-on que la marque s’attaquera au segment du haut-de-gamme, sans spécification technique ni prix. Cependant, quand on connaît les tarifs pratiqués par Dyson (jusqu’à 629€ pour un aspirateur balai, ou 599€ pour un ventilateur), nous ne saurions trop vous conseiller de commencer à économiser dès aujourd’hui si vous voulez, en 2021, avoir une chance de vous offrir la voiture électrique imaginée par James Dyson.

Photo : Page Facebook de Dyson