Quand une voiture électrique fusionne avec un avion électrique et un hélicoptère, cela donne Eagle, excitant projet de transport durable de demain.

L’année 2016 touche à sa fin. Et c’est peu dire qu’elle ne laissera pas un impérissable souvenir dans la mémoire collective, les nouvelles tristes ayant succédé sans discontinuer aux informations dramatiques. Tournons-nous alors vers l’avenir, et essayons d’être optimistes en pensant au monde de demain. Ce monde de demain plus serein, plus moderne et plus écologique.

Parmi les bonnes nouvelles de ces derniers jours, l’une concerne l’Eagle, un mini-jet à décollage vertical aux allures de voiture volante. Présenté au mois de mai dernier par l’agence spatiale européenne, ce curieux engin est issu de l’imagination et du travail de quatre ingénieurs allemands qui ont choisi de créer Lilium Aviation, leur entreprise basée à Munich. L’Eagle, leur projet principal, est donc un mini-jet privé en fibre de carbone, de 600kg, qui sera capable de transporter 2 personnes sur une distance de 300 km, à une vitesse de 300 km/h. Et cela grâce à une motorisation électrique. Contrairement à Solar Impulse, dont les ailes géantes sont recouvertes de panneaux solaires, l’Eagle n’est pas conçu pour produire sa propre énergie, mais s’appuie sur des batteries rechargeables qui alimentent 36 moteurs qui emmènent l’avion à une altitude maximale de 3 km. Capable de décoller et d’atterrir sur une aire de 15 mètres de côté, l’Eagle se distingue en plus grâce au peu de bruit qu’il produit, moteur électrique oblige.

Le concept a séduit les membres du jury « Hello Tomorrow », un concours mettant aux prises les start-up innovantes, qui lui a attribué un prix et une récompense de 100 000 dollars pour aider à sa croissance. Mais en ce mois de décembre 2016, les fondateurs de Lilium Aviation ont reçu une autre excellente nouvelle : leur projet a attiré l’attention de Niklas Zennström, co-fondateur de Skype. Richissime et perpétuellement en recherche d’idées révolutionnaires, l’homme d’affaires vient d’investir, via sa société Atomico, pas moins de 10 millions d’euros pour accélérer le développement de l’Eagle.

Celui-ci, grâce à ce formidable coup de pouce, devrait d’ailleurs connaître ses premiers vols d’essai d’ici la fin de l’année 2017.

Photo : www.esa.int