Alors que les précédentes éditions devaient alerter sur les dérèglements climatiques, le WWF choisit cette année de placer sa traditionnelle « Earth Hour » sous le signe de la protection de la biodiversité. Eteignez tout !

Et de 13 ! Pour la treizième année consécutive, des millions de citoyens à travers le monde montreront leur conscience de l'impact environnemental de l'énergie que nous consommons au quotidien, pendant une heure, en suivant la consigne émise par le WWF : se priver d'électricité ce samedi 30 mars de 20h30 à 21h30. Parce que la production d'électricité représente, à l'échelle de la planète, d’importantes émissions de CO2 dues notamment à la combustion de charbon, carburant fossile qui contribue à plus d’un quart de la production d’énergie mondiale. C'est dire si "Earth Hour" revêt une importance primordiale dans la sensibilisation du grand public à ces problématiques.

En 2007 pourtant, cette perspective d'un événement mondial ne paraissait pas évidente. C'est alors dans la ville de Sydney, dont le maire de l'époque a été le premier à soutenir l'idée, que la première édition de Earth Hour a eu lieu. Dès l'année suivante, le WWF étendait son concept à 35 villes partout dans le monde, et ainsi de suite jusqu'à aujourd'hui où 188 pays devraient emboîter le pas de l'ONG de défense de l'environnement qui a choisi de placer cette édition 2019 sous le signe de la protection de la biodiversité. Elle développe d'ailleurs : "Par le simple fait d'éteindre les lumières pendant une heure, chacun·e peut symboliquement exprimer sa prise de conscience et sa volonté d'agir pour mieux protéger la biodiversité".

Ainsi, cette année, des milliers de monuments partout dans le monde nous offriront des clichés inhabituels en se privant de leur traditionnel écrin de lumière, en soutien à la protection de la biodiversité. Le Kremlin, Big Ben, l’Empire State Building, l’opéra de Sydney, l’Acropole ou encore le Palais royal de Bangkok rejoindront la Tour Eiffel, la tour Burj Khalifa de Dubai ou le Colisée de Rome pour donner à cette opération et à la cause qu’elle soutient une visibilité absolue.

Les tigres du Bengale, ours polaires, narvals et autres bélugas auront au moins besoin de cela pour espérer voir leurs espèces survivre aux prochaines décennies qui pourraient s’avérer fatales pour elles. Mais ces animaux « mascottes » du combat pour la biodiversité ne sont qu’une goutte d’eau dans la liste de l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ONG mondiale qui tient à jour sa liste rouge des espèces menacées de disparition : à ce jour, plus de 27 000 animaux et végétaux en font partie. Ils étaient moins de 26 000 en 2017.

Il y a urgence à rejoindre la lutte, et cela commence ce samedi 30 mars 2019, à 20h30, en éteignant vos lumières.

Photo : Shérif Scouri / via la page Facebook du WWF France