Le plus célèbre des services de vélopartage se renouvelle en profondeur et convertit un tiers de sa flotte à l’électrique. Plus que quelques semaines à attendre…

Le Vélib’ fêtait, à l’entrée de l’été, son dixième anniversaire. C’est en effet depuis 2007 que cette offre de partage de vélo en libre service a été lancée. D’abord circonspects, force est de reconnaître que les Parisiens, banlieusards et autres touristes, ont pourtant très vite adopté l’engin. Au point d’afficher après une décennie à écumer rues et trottoirs, des chiffres impressionnants : 22 000 vélos en circulation, 300 000 abonnés annuels, 238 000 kilomètres quotidiens parcourus par la flotte, et plus de 320 millions de locations au total. Forte de ce succès qui a, depuis, inspiré d’autres métropoles mondiales, la ville de Paris ne se repose pas pour autant sur ses lauriers et continue de faire évoluer le Vélib’ pour en améliorer la qualité.

C’est ainsi que JC Decaux, opérateur historique du service, laissera place au 1er janvier 2018 au groupement Smoovengo, qui présentait hier mercredi sa vision du Vélib’. Celui-ci ne sera plus désespérément gris, mais vert pomme ou bleu turquoise. Chacune de ces teintes correspondant en fait à la nature du vélo : les vélos vert pomme sont des modèles classiques, mais les bleu turquoise proposent eux une assistance électrique au pédalage.

Capables d’atteindre 25 km/h, ils offrent une autonomie de 50 km et devraient, à terme, représenter 30% de la flotte mise à disposition des 7,5 millions d’habitants concernés par le nouveau service qui sera implanté dans 68 communes en plus de Paris. Quant aux 1200 stations aujourd’hui, elles seront 1400 demain. Mais attention, car pour pouvoir profiter de ces VAE, il faudra payer un abonnement au tarif réévalué, dont on ne sait encore pas grand chose. Rendez-vous le 1er janvier prochain pour tester tout cela en bas de chez vous.

Tiens, mais au fait, et les 22 000 vélos actuellement en service, que vont-ils devenir ? Leur propriétaire JC Decaux va les récupérer et les démonter : les pièces détachées encore en bon état seront expédiées dans les ateliers de la marque qui gère d’autres services de vélo-partage dans le monde (à Brisbane, Vienne ou Dublin par exemple), et le reste du matériel sera lui recyclé. Eco-friendly jusqu’au bout !

Photo : www.blog.velib.paris.fr