Une nouvelle campagne de la PETA dénonce les mauvais traitements infligés aux animaux via des illustrations qui inversent les rôles, où les huamins deviennent les exploités, et les animaux les exploitants.

"Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse" : ce que Wikipedia désigne un peu pompeusement comme "l'éthique de réciprocité" peut être assimilé à une petite maxime énoncée aux enfants dès leur plus jeune âge, en espérant les empêcher de faire des bêtises.

Il faut croire que tous les enfants n'ont pas écouté les leçons de leurs parents, si l'on se fie aux traitements qu'ils infligent aux animaux. C'est en tout cas ce qu'a voulu souligner la PETA dans une récente campagne qui a choisi d'inverser les rôles entre humains et animaux, dans certains des supplices que nous leur infligeons.

Ainsi, le combat de coqs est caricaturé en duel d'humains. Si la pratique semble être d'une autre époque, un réseau d'organisateurs de combats de coqs illégaux a pourtant été démantelé en Espagne pas plus tard que la semaine dernière.

Les courses de lévriers ont aussi droit à leur « monde à l’envers », l’occasion d’attirer l’attention sur des « animaux surexploités, surentraînées et souvent drogués », et « qui finissent leur "carrière" tués dans des conditions horribles, revendus pour la vivisection ou pour leur viande en Asie » selon la Fondation 30 millions d’amis

La chasse (et le braconnage) ne sont bien sûr pas oubliés par l’association de défense des animaux. L’occasion de rappeler que, selon le WWF, 500 millions de poissons tropicaux, 15 millions d’animaux à fourrure, 5 millions d’oiseaux, 2 millions de reptiles et 30.000 primates sont exposés chaque année au braconnage.

Le « bull riding », cousin du rodéo, qui remplit des stades de dizaines de milliers de spectateurs et attire des millions de téléspectateurs, est également dans la ligne de mire de la PETA. Pourquoi ? Sans doute parce que, selon le rapport d’un médecin vétérinaire canadien, « les activités de dressage qui ont cours dans le cadre des rodéos (…) soumettent les chevaux et les taureaux qui en sont l’objet à des risques de lésions, telles que des fractures ou d’autres blessures sérieuses. (…) La détresse psychologique vécue par l’ensemble des êtres animaux utilisés lors de telles activités est également bien réelle »

Enfin, ce sont les tours absurdes imposés aux animaux de cirque qui sont dénoncés, et en filigrane leurs conditions de vie. Un lion est il fait pour vivre dans une cage de 8 mètres carré ? Un éléphant doit-il être entraîné à s’asseoir au cri de son dresseur ? Sans doute pas. Pourquoi la France ne rejoindrait-elle pas les dizaines de pays (parmi lesquels la Belgique, le Portugal, l’Italie, la Bolivie ou Singapour) qui ont déjà interdit l’exploitation d’animaux dans les cirques ?

Du beau travail, assurément !