L’association Générations Futures publie un rapport sur la présence de pesticides dans les fruits et légumes non-bio que l’on trouve dans nos supermarchés. Les résultats sont alarmants !

Quel est le point commun entre le raisin et le céleri branche ? Vous séchez ? Eh bien ils trônent tous les deux sur la plus haute marche du podium des fruits et légumes non-bio vendus en grandes surfaces contenant le plus de pesticides. Comment le sait-on ? Grâce à l’association Générations Futures qui, depuis plus de 20 ans déjà, participe activement à la lutte contre les pesticides et à l’information citoyenne sur le sujet.

Cette fois, les membres de l’organisation n’ont eu qu’à se baisser pour récolter les données nécessaires : chaque année, la Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes (DGCCRF) se rend dans les supermarchés et chez les grossistes en fruits et légumes pour y analyser des dizaines d’échantillons. Les résultats de ces études sont ensuite publiés très officiellement par la DGCCRF. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, personne n’avait jamais eu l’idée de compiler ces milliers d’analyses pour en extraire des informations passionnantes. Ce sont donc les équipes de Générations Futures qui s’y sont collées et qui, après avoir passé en revue plus de 11 000 analyses portant sur les 5 dernières années, ont pu établir le classement des fruits et légumes contenant le plus de résidus de pesticides.

Outre le raisin et le céleri branche déjà cités, les clémentines, cerises, pamplemousses, fraises, nectarines, pêches et oranges contiennent, pour plus de 80% des échantillons analysés, des pesticides. Idem pour plus de 70% des pommes, abricots, citrons, poires, endives, et céleris raves. Si certains légumes semblent épargnés par le phénomène (moins de 10% des échantillons de maïs, d’asperges, de betteraves, de choux fleurs, de patates douces ou d’oignons), les fruits sont concernés par la présence de pesticides dans plus d’un cas sur deux. Pour les moins touchés d’entre eux, à savoir les kiwis et les avocats, des résidus sont tout de même détectés dans un fruit sur quatre.

Mais alors que doit faire le consommateur face à ces résultats inquiétants ? La première option, c’est de faire le nécessaire pour éliminer au maximum tous ces résidus : soit en faisant tremper longuement les aliments dans un mélange d’eau et de bicarbonate de soude, soit en les épluchant consciencieusement (au risque de perdre une partie des nutriments). La seconde option, c’est évidemment de faire confiance aux produits issus de l’agriculture biologique : cultivés sans engrais ni pesticides, les chances d’y retrouver quelque résidus que ce soit sont infimes. Quant à leur goût, il suffit de les essayer pour les adopter…

+ d’infos : Le rapport à télécharger ici

Photo : Winky/Flickr/CC