Greenpeace part en guerre contre les industriels du thon en boîte. 

Après s'être attaqué à Lego, à Mattel, et à bien d'autres marques, Greenpeace a cette fois focalisé son attention sur les marques de thon en boîte. Parce que nous savons que le thon est une des espèces de poisson les plus consommées, à tel point que selon l'ONG, 87% des familles françaises ont une boîte de thon dans leur cuisine, pour une consommation moyenne de 2.7 kilos de thon par an et par habitant. A l'échelle du pays, les quantités de poisson vendues sont donc énormes, et s'intéresser aux méthodes d'approvisionnement des 10 plus gros vendeurs de thon en France pourra sembler logique.

Greenpeace a alors envoyé un questionnaire détaillé à ces industriels, recensant leurs techniques de pêche, les espèces traquées, leurs mesures pour éviter le recours à la pêche illégale, etc... Et le résultat est, il faut bien l'avouer, assez consternant : entre les enseignes qui refusent de répondre au questionnaire et qui soulèvent légitimement de sérieux doutes quant à leurs méthodes (Leclerc) et celles qui y répondent et dévoilent ainsi une politique discutable (Casino, Petit Navire, Saupiquet...), les notes attribuées par l'ONG sont très mauvaises. Elles vont en effet de 0.6/10 à 3.1/10 pour 7 industriels. Seuls les marques "Système U" et "Phare d'Eckmühl" obtiennent la moyenne, avec respectivement 5.5/10 et 6.2/10.

En cause, souvent, les techniques de pêche employées comme les dispositifs de concentration de poissons (à découvrir ici), ou encore l'acharnement sur certaines espèces  qui disparaissent comme l'albacore, dont les stocks ont chuté de 70% depuis les débuts de la pêche industrielle. Autant de points négatifs que les professionnels du secteur ont tout intérêt à corriger au plus vite, car Greenpeace n'est pas du genre à abandonner un combat, et une présence prolongée dans un tel classement est une bien mauvaise publicité...

Le classement en intégralité à retrouver ici.

Photo : TheAnimalDay.org/Flickr/CC