Pour alerter sur la situation préoccupante en Arctique, Greenpeace choisi de parodier le jeu le plus populaire du moment.

Candy Crush Saga, vous en avez forcément déjà entendu parler. Peut-être même que vous connaissez ce jeu sans même le savoir. Vous n'avez pas pu y échapper, depuis quelques mois, Candy Crush Saga est de très loin le jeu le plus populaire sur les smartphones et les réseaux sociaux. 46 millions de fans sur Facebook et plus de 10 millions d'utilisateurs quotidiens se passionnant pour ce jeu dont le principe consiste, tout simplement, à aligner sur son écran des bonbons identiques pour pouvoir marquer des points. Ces bonbons alignés explosent, et laissent leur place à d'autres friandises, qu'il faut aligner à nouveau. Etc, etc… Rien de révolutionnaire en somme, mais un concept suffisamment simple pour séduire le plus grand nombre.

Greenpeace, jamais avare de détournements de symboles de la pop culture (souvenons-nous du sort qu'ils ont fait subir à la poupée Barbie) a revisité Candy Crush Saga dans sa dernière vidéo pour promouvoir sa campagne "Save the Arctic". Les blocs de banquise où vivent manchots et ours blancs viennent remplacer les bonbons et, au fur et à mesure de leur disparition, se voient remplacés par des flaques de pétrole, des pétroliers ou des plateformes offshore.

Si l'animation peut prêter à sourire, le constat n'en est pas moins inquiétant : depuis une trentaine d'années, la surface de la banquise en Arctique a diminué de 30%. Or, en plus d'abriter de nombreuses espèces animales en voie de disparition et emblématiques de la lutte contre le réchauffement climatique (l'ours polaire bien sûr, mais aussi les morses, les narvals…), la banquise sert également à réfléchir les rayons du soleil et empêche la température terrestre d'augmenter trop vite. Une fois disparue, les températures devraient grimper partout sur le globe. Autre point inquiétant, le futur de la banquise, une fois fondue. Les états et les grandes entreprises se battent pour avoir accès aux réserves d'hydrocarbures prisonnières sous les glaces, ou pour lancer des bataillons de navires de pêche industrielle pour y exploiter les richesse halieutiques.

Pour éviter tout cela (qui n'est ni plus ni moins que ce que le reste des océans connaît déjà, rappelons par exemple la disparition progressive du thon rouge à cause de la surpêche, ou la marée noire dans le golfe du Mexique suite à un forage offshore périlleux), Greenpeace appelle à la création d'une zone naturelle préservée autour du pôle Nord, qui empêcherait toute exploitation dans le secteur. L'ONG attend 5 millions de signataires de sa pétition en ligne, ils sont déjà 3 916 095 à l'heure où ces lignes sont écrites. Ensemble, rejoignons le combat !

www.savethearctic.org