Coca Cola va lancer Honest, une boisson biologique à base de plantes infusées.

Aux côtés de Mc Donald’s, Coca Cola est sans doute la marque qui, aux yeux des consommateurs, rime le moins avec « santé et environnement ». Une canette de soda de 33cL contient en effet l’équivalent de 7 morceaux de sucre, de quoi s’attirer les regards méfiants de tout ce que le pays compte de nutritionnistes amateurs ou professionnels.

Mais la marque ne se résume pas à son célèbre soda noir, car The Coca Cola Company (TCCC), c’est aussi Fanta et Sprite (qui, avec la marque phare, concentrent 90% de l’activité du groupe), Powerade, Nestea ou Minute Maid. Et bientôt Honest.

Honest, c’est une boisson à base de plantes infusées qui viendra remplacer Nestea, de retour dans le giron de Nestlé, dans l’éventail de marques de TCCC, mais c’est aussi et surtout la première boisson biologique distribuée en France par le géant américain. C’est en effet à base d’infusion de plantes certifiées biologiques que les boissons Honest ont été imaginées : citron-miel, orange-mangue, ou grenade-myrtille : voilà le choix qui sera proposé au consommateur français lors du lancement pour l’été 2017. Notons que ces parfums représentent une première salve, et qu’il se pourrait que, comme aux Etats-Unis, Honest s’ouvre ensuite aux préparations à base de thé bio.

Si nous saluons ce choix de la part du leader des boissons soft de se tourner vers des ingrédients certifiés bio et à terme vers le segment des thés glacés moins sucrés, nous ne nous leurrons cependant pas sur ce qui a probablement amené à prendre une telle décision : le marché des colas est en net recul en France (-4,6% selon IRI), quand en parallèle celui des thés croît de plus de 18%. Dans ce secteur, c’est d’ailleurs Lipton Ice Tea qui tire son épingle du jeu et qui détient plus de la moitié du marché. Et Lipton est co-détenu par Pepsico, éternel rival de The Coca Cola Company. Bref, vous imaginez bien que la promotion de l’agriculture biologique et la conviction profonde que les méthodes d’agriculture conventionnelle à base d’engrais, de pesticides et d’OGM sont dépassées n’ont pas été les seules raisons de la nouvelle orientation que semble prendre TCCC…

Mais après tout, si les plus grandes entreprises mondiales commencent à voir dans le bio une bouée de sauvetage à leur activité traditionnelle, qui ira s’en plaindre ? Certainement pas nous en tout cas !