Aux Etats-Unis, le fabricant de jouets Hasbro lance un ambitieux programme de recyclage de ses produits.

BeyBlade, Puissance 4, Cluedo, Monopoly, Nerf, Play-Doh, Monsieur Patate, Mon Petit Poney, Transformers, Trivial Pursuit ou Twister. L’exploitation des licences La Reine des neiges, Captain America, Iron Man, Star Wars ou Jurassic Park.

Cette liste de marques mondialement célèbres appartiennent toutes à Hasbro, géant mondial du jouet qui affiche un chiffre d’affaires annuel de plus de 5 milliards de dollars. Une entreprise qui place chaque année dans des millions de foyers l’un de ses produits précédemment cités et qui a pris conscience de la formidable masse de déchets potentiels qu’elle pouvait produire. Car les jouets qui font le bonheur des enfants aujourd’hui seront les déchets de demain : cassés ou oubliés au fond d’un placard, de nombreux produits Hasbro finiront immanquablement tôt ou tard à la poubelle.

Et avec le recours massif au plastique pour assurer sa production, l’entreprise a un rôle environnemental fondamental à jouer qu’elle assume parfaitement. En effet, pour remplir les objectifs qu’elle s’est fixée pour 2025 (une réduction des déchets envoyés en décharge de moitié, une consommation d’eau et d’énergie réduites de 15 et 20%, et des émissions de gaz à effet de serre 20% moindres), Hasbro s’est associée, aux Etats-Unis, à TerraCycle. Cette organisation spécialisée depuis le début des années 2000 dans la récupération et le recyclage des déchets propose en effet, dans le cadre du programme « Hasbro Toy Recycling », que les familles américaines lui envoient par voie postale, leurs jouets Hasbro qu’elles n’utilisent plus. En imprimant un bon d’envoi sur le site de TerraCycle, l’expédition est même gratuite. L’entreprise de collecte râtisse large et demande à ce qu’on lui envoie tous les produits imaginables : jeux de société, figurines, poupées, peluches, jeux électroniques… Recyclés, ils deviendront des bancs publics, des pots de fleurs ou des jeux de plein air pour les enfants. La solution semble efficace à défaut d’être originale.

Imaginez la même initiative en France : vous en profiteriez peut-être pour vous débarrasser de ce vieux Monsieur Patate qui traîne depuis des années chez vous, à qui il manque un bras et une jambe, et que la nostalgie vous empêche de déposer à la déchetterie…

Photo : www.terracycle.com