Le célèbre fabricant d’armes entamerait une lente mue pour s’essayer à la construction de véhicules électriques. Youpi ?

Kalachnikov : voilà un nom propre, devenu pour le grand public synonyme de "fusil d'assaut", qui fait froid dans le dos. Entre sa présence dans d'innombrables conflits armés, et son statut d'arme préférentielle des terroristes de tous poils, le fleuron de l'industrie armurière russe jouit d'une image bien terne. Cela explique sans doute la surprise des visiteurs d'un forum militaire proche de Moscou lorsque, arrivés sur le stand Kalachnikov, ils ont découvert une voiture électrique !

Et attention, d'un point de vue design, on est très très loin des roadsters que peut proposer Tesla ou des citadines modernes comme la Renault ZOE. Ici, on se rapproche davantage des Trabant, ces voitures fabriquées en ex-Allemagne de l'Est, dont les lignes évoquent plus 1964 (année du début de la production du modèle 601) que 1990 (année de fin de production du même modèle). Qui a dit "ringard" ?

Là où la présentation de ce modèle CV-1 est un peu étrange, c'est qu'aucune spécification technique n'a été transmise : autonomie ? Mystère. accélération ? Excellente question. Temps de recharge de la batterie ? On se sait pas. Disponibilité ? Allez savoir. Prix ? Inconnu. Bref, à part ses lignes d'une époque révolue, la CV-1 n'a pas grand chose à offrir. Au point que certains s'interrogent sur la finalité d'une telle présentation. Car si le groupe Kalachnikov est bel et bien lancé dans la fabrication de véhicules électriques (il a fourni des motos électriques cet été à la police russe durant la coupe du monde de football, et livrera des modèles identiques l'année prochaine aux Emirats Arabes Unis), l'apparition surprise de la CV-1 ressemblerait plus à un coup de com' pour améliorer l'image d'un marchand d'armes de guerre, plutôt qu'à une ambition réelle de "concurrencer Tesla" comme cela a été clairement annoncé.

L'avenir nous le dira.