Des lampadaires qui ne s'allument que lorsqu'on s'en approche et qui s'éteignent quand on s'en éloigne : c'est une idée venue des Pays-Bas.

Si les gestes individuels sont importants dans l'optique du changement vers une société aux comportements plus durables, les décisions prises à l'échelle des collectivités territoriales le sont au moins tout autant. Dernièrement, la problématique de l'éclairage est soumise à débat, à tel point qu'une interdiction d'éclairage des vitrines et des immeubles de bureaux est entrée en vigueur depuis le 1er juillet. Une mesure qui permettra d'économiser l'équivalent de la consommation annuelle d'électricité de 750 000 ménages et d'éviter l'émission de 250 000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère. Le progrès est certes réel, mais il reste une problématique en ville, celle de l'éclairage public.

L'enjeu consisterait à repenser celui-ci, mais sans franchir la ligne jaune qui serait de le couper, purement et simplement. Des milliers de communes en France ont tenté l'expérience, coupant les lampadaires de minuit à 5h du matin. Résultat : des économies d'énergie, mais aussi un sentiment d'insécurité ressenti par les riverains. A revoir, donc.

Une société hollandaise, Tvilight BV, s'est spécialisée dans les systèmes d'éclairage public innovants qui pourraient réduire la facture écologique des réverbères européens, qui émettent chaque année 40 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère, soit autant que 20 millions de voitures. Leur idée est simple : équiper chaque dispositif d'éclairage de capteurs de mouvement. Toute présence à proximité serait détectée et déclencherait l'allumage du dispositif et celui de ses plus proches voisins. L'avantage du dispositif, c'est qu'il permettrait d'envisager des économies d'émissions de CO2 de l'ordre de 80%, et qu'il diviserait par deux les frais d'entretien des lampadaires, qui seraient tous reliés à un centre de contrôle et contrôlés à distance.

Reste malgré tout un inconvénient de taille pour des communes aux finances souvent exsangues : le coût du dispositif. S'il n'a pas été annoncé, au vu de la description faite ci-avant, il est aisé de s'imaginer que la facture sera salée.

Nous en serons plus quand les phases de test seront finies, d'ici quelques années.