Les cosmétiques biologiques et naturels représentent 3 % du marché mondial des cosmétiques. 

Les cosmétiques biologiques et naturels représentent 3 % du marché mondial des cosmétiques. Largement tirée par les marchés asiatiques, la vente de produits cosmétiques bio et naturels est en pleine croissance en Europe et notamment en France où on enregistre une augmentation des ventes de 7 % [1]en 2014. À titre comparatif, l’Allemagne affichait en 2014 une croissance de 10 %, dépassant ainsi le seuil du milliard d’euros.

Le succès de ces produits s’inscrit au sein d’une époque où l’on assiste à une réelle prise de conscience des problématiques d’environnement ainsi qu’à une volonté de mieux consommer et de se montrer plus responsable. Les cosmétiques naturels ne contiennent pas d’ingrédients pétrochimiques, potentiellement toxiques, à la fois dangereux pour l’environnement et notre santé. De nombreuses études montrent que les cosmétiques pénètrent profondément dans la peau, or la majorité des ingrédients naturels ne sont pas stockés, c’est pourquoi il est important de choisir les bons produits. Petit rappel : un cosmétique est considéré comme naturel si 90 à 95 % d’ingrédients entrant dans sa composition sont naturels. Il faut donc faire attention aux produits dont l’emballage clame à tort qu’ils sont « naturels » : en dessous de 85 % d’ingrédients naturels, le produit rentre dans la catégorie des cosmétiques conventionnels. Les cosmétiques bio sont eux soumis à un label (comme par exemple le label bio de cosmebio) ou une certification et répondent à un cahier des charges très précis.

Les ventes de cosmétiques biologiques et naturels ont largement profité de l’essor du commerce en ligne. En 2012, Cosmébio publiait une étude attestant que 25 % de la distribution des produits cosmétiques naturels se faisait par VPC [2](avec un part fondamentale de vente en ligne). On trouve ensuite les magasins spécialisés (23 %), les pharmacies (13 %) et les parapharmacies (10 %). La plupart des cosmétiques naturels étant produits par des TPE et PME, il est difficile de faire sa place dans les grands circuits de distribution. La vente directe au consommateur devient alors un circuit privilégié, et en particulier celui de la commercialisation par internet, un canal de distribution plus facile et moins coûteux. Pour gagner en visibilité sur le net, ces « petites » marques peuvent distribuer leurs produits via des plateformes de shopping, qui leur offrent un traffic de qualité ainsi que la possibilité d’augmenter leur base de clients. Certains sites, tels que ShopAlike, ont d’ailleurs un espace dédié aux cosmétiques bio et naturels. Internet permet aussi aux marques de cosmétiques de se faire connaître et de communiquer facilement sur les bienfaits de leurs produits, par le biais de chaînes YouTube par exemple.

Si internet est un canal de distribution présentant une réelle opportunité de croissance, vendre ses produits dans une boutique physique n’en est pas moins important puisque les consommateurs ont la possibilité d’y tester les produits et d’accéder aux conseils prodigués par des vendeurs spécialisés. La vente de cosmétiques bio se tourne donc de plus en plus vers un modèle de distribution cross-canal, où la vente en ligne s’accompagne d’un magasin physique ou de la distribution des produits en boutique spécialisée par exemple. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que les produits naturels et biologiques ont de beaux jours devant eux (et notre épiderme aussi !).



[2]Vente par correspondance