Avec son or équitable, Max Havelaar siffle peut-être la fin des questionnements intérieurs devant les vitrines de bijoutiers.

Après avoir labellisé des dizaines de produits, Max Havelaar lance son label commerce équitable pour l'or.

Une initiative bienvenue pour un métal aux origines parfois troubles, dont l'exploitation dans les mines de pays pauvres et/ou en guerre peut être (ce n'est évidemment pas toujours lecas, bien heureusement) assurée par le tyran local ou des groupes armés qui trouvent ici un moyen d'auto-financer leurs exactions. La magie de l'or, c'est qu'une fois qu'il a été fondu et mélangé à d'autres pépites en provenance d'autres mines ailleurs dans le monde, il est absolument intraçable. Des acheteurs peu scrupuleux permettent alors à de l'or illégal d'entrer dans le circuit classique des échanges et de s'offrir une virginité.

En plus des problèmes humains liés à l'extraction du métal, de graves problèmes environnementaux sont posés : la France en est le témoin direct puisqu'en Guyane, les orpailleurs illégaux n'hésitent pas à déverser de grandes quantités de mercure pour agglomérer les petites particules d'or découvertes. Mercure qui s'infiltre durablement dans les sols et contamine les populations indiennes vivant aux alentours. Vous en êtes désormais convaincus : un label "éthique" était indispensable.

Pour l'instant, Max Havelaar n'a labellisé qu'une mine aurifère, au Pérou, qui respecte les consignes de sécurité mises en place, les normes environnementales, et qui interdit le travail des enfants. En échange, comme dans tout contrat de commerce équitable, un prix minimum d'achat de l'or est garanti pour les dirigeants de la mine. Ce processus de labellisation s'étendra dans les prochains mois à une seconde mine péruvienne, et peut-être à des sites d'extraction en Afrique de l'Est, où Max Havelaar est déjà présent.

Pour trouver de l'or équitable près de chez vous, rendez-vous sur ce plan qui recense les joaillers partenaires : s'il n'y en a pas (encore ?) en France, vous en trouverez cependant en Suisse et énormément en Grande-Bretagne.

God save the Queen.

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