A ce jour, la liste publiée par les Nations Unies compte 193 états membres. Et si demain, un 194e venait s’y ajouter ?

Il est de coutume de dire que les océans sont un bien commun de l’humanité. Malheureusement, l’Homme est bien loin de prendre soin d’eux comme il devrait le faire. Entre les rejets de déchets en pleine mer, la surpêche, l’exploitation des hydrocarbures captées sous le plancher océanique, ou encore le je-m’en-foutisme général concernant le réchauffement climatique, l’humanité ne semble jamais à court d’idée lorsqu’il s’agit de détruire l’un de ses biens les plus précieux. Heureusement, quelques-uns de ses membres, de plus en plus nombreux, oeuvrent quotidiennement à la protection de la planète et de ses océans. Parmi eux, Pierre Rahbi et Paul Watson qui ont apporté leur soutien au projet « The Ocean Nation », lancé par un géographe français, Olivier Dubuquoy.

L’objectif de cette mobilisation est de revendiquer (le plus sérieusement du monde) l’océan au nom de la nation humaine. Celle-ci se retrouverait alors liée au milieu marin par la Déclaration Universelle de la Nation Océan, un document déjà rédigé rappelant les principaux accords mondiaux en matière de droit océanique, et établissant 8 articles qui lieraient les Etats à nos mers. L’article 2 retient particulièrement notre attention : « Les Etats et les organisations internationales sont tenus de prendre toute mesure propre à mettre un terme au braconnage, à la pêche illicite, non déclarée ou non réglementée, aux pollutions et aux prospections illégales, cachées ou ne respectant pas le principe de précaution. » En appartenant au monde entier, il serait alors de la responsabilité de chaque personne, de chaque organisation et de chaque Etat de veiller à la protection des océans. Une manière de responsabiliser tous ceux qui, aujourd’hui, pensent plutôt à exploiter le filon jusqu’à épuisement avant d’éventuellement penser à l’après… 

Alors que la COP 21 qui doit se tenir à Paris en décembre prochain approche à grands pas, cette initiative soutenue par les fondateurs de Colibris et du Sea Shepherd, officiellement née le 17 octobre à la Seyne-sur-Mer pourrait apporter un éclairage nouveau sur les océans. En absorbant plus de CO2 chaque année que les forêts du monde, ce sont eux les véritables « poumons » de la planète, qui lui permettent de respirer sans étouffer sous les gaz émis par l’activité humaine. Mais on peut faire confiance aux dirigeants du monde pour aborder ce point primordial qu’est la nécessaire protection des océans lors des discussions de la COP 21, et pour trouver une solution ferme à leur lente mais inexorable décrépitude.

On peut, n’est-ce pas ?

Photo : GDTaber/Flickr/CC