Adidas vient d’annoncer la fin des sacs plastique dans ses magasins, pour lutter contre la pollution marine. On applaudit. 

Le 1er juillet prochain, en France, entrera enfin en vigueur un décret dont l'application était initialement prévue le 1e janvier dernier, puis le 28 mars : l'interdiction des sacs de caisse en plastique, qu'ils soient payants ou à usage unique, et dont l'épaisseur est inférieure à 50 µm. Une excellente nouvelle pour ces véritables poisons qui se retrouvent bien souvent dans la nature après usage. A titre d'information, l'année 2010 aura vu 8 milliards de ces sacs jetés dans la nature au sein de l'Union Européenne. 8 milliards, soit 16 sacs par habitant, sachant que chaque Européen utilise 198 sacs en plastique par an, et que l'industrie mondiale en produit annuellement pas moins de 1000 milliards !

Bref, il fallait agir. Mais doit-on compter sur les Etats pour en finir avec ces excès ? Adidas répond par la négative en annonçant la fin de la distribution des sacs plastique dans ses magasins à travers le monde. Une économie de 70 millions d'unités distribués dans les 14 000 points de vente de la marque. Cette annonce intervient quelques jours après l’officialisation d’un partenariat entre l’équipementier allemand et Parley for the oceans, une initiative regroupant des gens de bonne volonté issus d’horizons divers (des musiciens aux créateurs de mode, en passant par des scientifiques, inventeurs, journalistes, et autres architectes) qui unissent leurs efforts pour alerter sur les dangers de la pollution marine et, surtout, pour essayer d’y remédier. Et c’est à force de rencontres, de conférences et de collaborations diverses que Parley for the Oceans entend réussir sa mission.

La suppression des sacs plastique chez Adidas est une première étape dans ce partenariat officiel et les parties se sont engagées, ensemble, à développer des collections textiles qui utiliseront les plastiques retirés des océans comme matière première. Quelques grandes marques se sont d’ailleurs déjà lancées (Levi’s entre autres), preuve que tout ceci ne relève pas de l’utopie et du coup rêve.

Et si nous étions sur la bonne route, finalement ?

Photo : (sjugge)/Flickr/CC