Deux annonces faites coup sur coup marquent peut-être l'amorce du déclin des voitures thermiques telles que nous les connaissons, et la montée en puissance des véhicules électriques...

D'abord, il y a eu Anne Hidalgo : récente maire de Paris depuis les dernières élections, elle a annoncé ce dimanche souhaiter "la fin du diesel à Paris en 2020". En cause, les particules fines envoyées dans l'atmosphère par ces millions de véhicules qui arpentent à longueur d'année les rues de la capitale, et qui sont une des causes identifiées des trop fréquents pics de pollution.

Si le plan est pour l'instant flou, Madame Hidalgo envisage par exemple d'utiliser les portiques écotaxe du périphérique pour identifier les véhicules polluants et leur interdire l'accès au centre-ville. Mais aussi de réserver certaines artères parmi les plus fréquentées (la rue de Rivoli ou les Champs-Elysées) aux véhicules propres, ou encore de rendre piétonniers (hors taxis, transports en commun, véhicules des résidents ou de livraison) les 4 premiers arrondissements de la ville. Vaste projet, pourtant converti avec succès à Tokyo, comme le relate Le Figaro, avec des résultats solides : la baisse de 55% en dix ans des concentrations dans l'air de particules fines.

Et puis aujourd'hui, nous apprenons que le groupe Bolloré (à l'origine de l'Autolib' à Paris) a déposé un dossier au ministère de l'Economie pour créer dans les quatre ans un réseau de 16000 bornes de recharges publiques pour les véhicules électriques. Objectif : où que l'on soit en France, nous ne devrions jamais être éloigné de plus de 40 kilomètres d'une installation de ce genre. Les quelques soucis d'autonomie pour les véhicules électriques ou hybrides rechargeables ne seront plus alors qu'un lointain souvenir. Et peut-être qu'enfin, la voiture électrique fera son entrée dans une majorité de foyers.

Si la part de cette technologie est encore négligeable au plan national, il faut tout de même souligner sa progression avec 31% d'immatriculations supplémentaires au mois de novembre 2014, pour atteindre la barre des 8900 immatriculations depuis le début de l'année.

Alors la voiture électrique, c'est (vraiment) pour demain ? En tout cas, pouvoirs publics et industriels semblent décidés à y croire.

Photo : KarlisDambrans/Flickr/CC