Au Chili, les énergies renouvelables sont sous les feux des projecteurs. L’exemple venu d’Amérique ?

Alors que la France lutte pour imposer les énergies renouvelables dans son mix énergétique (seuls 4% d'électricité solaire et 1% issu de l'éolien aux dernières mesures de RTE), un pays vient lui carrément d'offrir à certains de ses citoyens de l'électricité solaire gratuite, pour cause de surproduction. 

Ce pays, c'est le Chili, où les 29 centrales solaires du pays, dont une partie est recouverte par le désert de l'Atacama (où le soleil brille de mille feux 4000 heures par an, soit près de 11h par jour) ont produit cette année 118 jours durant un excédent d'énergie renouvelable. La raison est simple : la capacité de production d'électricité solaire a grandi bien plus vite que le réseau de transport d'énergie. En conséquence, toute l'électricité propre venant des zones désertiques n'est pas équitablement répartie dans tout le pays, et les habitants des environs des centrales se voient alors alimentés gratuitement de ce surplus inespéré d'énergie. Pendant ce temps, les habitants de la capitale Santiago continuent, eux, de payer leurs factures normalement... 

Cependant, ces mêmes habitants seront bientôt les témoins d'une première mondiale car en 2018, le métro qui dessert la capitale aux 5 millions d'habitants sera alimenté à hauteur de 60% par de l'électricité éolienne et photovoltaïque. La future centrale solaire El Pelicano, pour laquelle l'installation de 250 000 panneaux solaires est déjà prévue en plein désert de l'Atacama (que nous évoquions plus haut), et la ferme éolienne du parc San Juan de Aceituno, seront chargées de l'alimentation en énergie du réseau de transport en commun, en même temps qu’elles fourniront de l'électricité verte à 100 000 foyers chiliens

Et si nous regardions ce qui se fait ailleurs, pour s'en inspirer ?

Photo : EdSuominen/Flickr/CC