Le WWF, ONG de protection de la nature, détourne habilement Pokémon Go, appli au succès immense sortie cet été. A voir !

440 millions de dollars de recettes depuis son lancement, 45 millions de joueurs partout dans le monde, entre 6 et 10 millions de dollars de recettes quotidiennes (chiffre qui varie selon les sources), la valeur de l'action Nintendo qui bondit de 120%, des scènes de chasse collective (voire même d'hystérie pour certaines vidéos) impressionnantes venues des quatre coins du monde : depuis deux mois, Pokemon Go, l'appli star du moment, tient le haut de l'affiche !

Le principe : partir à la chasse aux Pokémon dans le monde réel grâce à la réalité augmentée, qui fait apparaître sur l'écran de votre smartphone des animaux virtuels dans notre monde réel. Les chasseurs amateurs se regroupent ensuite en équipes et se lancent des défis pour améliorer leurs capacités virtuelles et chercher à être le meilleur. Un tel engouement global est une opportunité que les marques ne peuvent pas laisser passer sans chercher à en exploiter un peu la notoriété. Encore faut-il que cela soit fait intelligemment. C'est justement ce que le WWF a fait avec une série d'affiches dévoilées au coeur de l'été : WWF Go !

L'idée étant de détourner le concept original en proposant non pas de chasser, mais de protéger. Et les Pokémon les plus célèbres (de Pikachu à Ronflex, en passant par Roucool ou Salamèche) sont remplacés par des animaux rares et menacés d'extinction par les activités humaines, auxquels on a attribué des noms qui pourraient facilement se greffer au Pokédex (l'index Pokémon de référence) : le panda devient Pandoudou, la tortue de mer est renommée Tortuff, et le tigre du Bengale s'appelle Bengalix.

Quant au slogan historique des dresseurs de Pokémon, "Catch 'em all" (Attrapez-les tous), il devient "Save 'em all" (Sauvez-les tous). Un coup de maître !