En Norvège, l’armée se tourne vers le coton biologique pour équiper ses hommes en sous-vêtements. 

On le sait désormais puisque nous le répétons régulièrement : les pays du nord de l’Europe sont indéniablement des exemples à suivre en matière d’écologie. La Suède et son traitement des déchets tellement efficace (on parle de 96% de taux de recyclage sur place) que le pays est forcé d’importer les poubelles de certains de ses voisins pour faire tourner ses incinérateurs, est un parfait exemple. De même que l’utilisation du vélo aux Pays-Bas ou au Danemark.

Cette fois, c’est à la Norvège que nous nous intéressons, puisque l’armée nationale vient d’annoncer que désormais, elle se fournirait uniquement en coton biologique pour confectionner les sous-vêtements glissés dans le paquetage de ses militaires. Ce sont ainsi pas moins de 50 000 pièces annuelles qui seront désormais commandées chaque année : avec un tel volume, l’armée norvégienne apporte une sérieuse contribution à la planète en adressant un joli « NON » aux engrais, pesticides, et autres OGM, bannis de la culture biologique pour empêcher la pollution des sols.

D’un point de vue pratique, les sous-vêtements ont bien évidemment été testés en amont pour que les soldats de la monarchie scandinave se sentent à leur aise lorsqu’ils sont envoyés sur les champs d’opérations, ce qui les aidera sans nul doute à garder le moral en cas de périodes difficiles. Quant au coût d’une telle conversion, il s’avère légèrement supérieur à celui pratiqué par les fournisseurs de coton « conventionnel », mais l’armée norvégienne est prête à consentir ce léger effort, pour le bien de ses hommes et femmes, et pour celui de notre planète.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si une telle nouvelle nous arrive de là-bas, puisque les militaires norvégiens ont déjà effectués quelques tentatives pour « verdir » leurs modes de fonctionnement : ils ont ainsi introduit à leur routine les « Meatless Mondays », soit des menus qui ne proposent aucune viande les lundis, avec pour objectif de contribuer à la baisse des émissions de gaz à effet de serre imputables à l’élevage intensif.

La révolution vert kaki est en marche !

Photo : Flickr/Daijo1/CC