Le Nutri score se met en place progressivement sur les étiquettes emballages. Voulu par le ministère de la santé, il a pour but d’informer le consommateur sur les qualités nutritionnelles de certains produits transformés tels que les plats cuisinés, biscuits ou sodas. Il s’inscrit sur une échelle de 1 à 5 matérialisée par des lettres de A à  E, A pour le meilleur score et E le plus mauvais. L’échelle est doublée d’un code couleur du vert au rouge.

 

L’objectif poursuivi est de lutter contre la malnutrition qui peut entraîner des maladies graves comme le diabète, le cholestérol, les problèmes cardiovasculaires. Il prend donc essentiellement en compte les teneurs en graisses, sels et sucres des produits. Il doit théoriquement permettre au consommateur d’effectuer choix d’un seul coup d’œil entre plusieurs marques de Hachis Parmentier par exemple.

Si le Nutri score est préconisé, il n’est pas obligatoire car il vient en complément des informations nutritionnelles apposées sur tous les produits. Cependant, conscients du désir des clients d’être mieux informé et de mieux manger, de grands groupes agroalimentaires et de la grande distribution ont déjà saisi cette opportunité d’augmenter leurs ventes en modifiant leurs étiquettes packaging.

Mais les critiques commencent d’ores et déjà à poindre concernant l’étiquetage Nutri score. En effet, le facteur écologique et environnemental semble avoir été oublié de ce dispositif. Ainsi, il ne donne aucune information en matière d’utilisation de pesticides ou d’OGM et donc d’impact environnemental.

Pourtant, les consommateurs sont de plus en plus exigeants en matière de nourriture saine, d’écologie. En témoigne l’engouement pour le Bio. Et il y a de quoi de se perdre parmi le foisonnement de label Bio.

Ainsi, on ne recense pas moins de neuf labels en France. Parmi les plus répandus figurent en tête AB, Nature & progrès et Ecocert. Ces labels obtiennent leur certification d’organismes agréés par l’état et qui ont également une mission de contrôle. Tous obéissent à une charte européenne qui interdit notamment l’usage de pesticides, engrais chimiques, OGM et garantit le bien-être des animaux. Certains labels souhaitent également garantir un juste prix au producteur et favoriser les producteurs locaux. Ainsi, chaque label suit à minima les obligations européennes et peut s’engager sur d’autres combats. Il devient donc difficile pour le consommateur de savoir ce qui se cache précisément derrière chaque sigle.

De plus, fait inquiétant, l’Europe envisage d’assouplir les normes du Bio en matière d’utilisation des pesticides et de contrôle. Ceci s’explique certainement par la forte croissance de ce secteur et le chiffre d’affaire généré qui attirent tout naturellement les convoitises.

Mieux consommer et se préoccuper de la sauvegarde de la planète passe donc  par une meilleure compréhension des étiquettes et labels mais également par une obligation constante de s’informer pour s’assurer que les produits sont conformes à nos attentes.