Vous avez difficilement pu y échapper, Emmanuel Macron déambulant dans les rues du Touquet en vélo. La presse s’est largement emparé de ce qui ressemble fort à un joli coup de com’.

Il n’est pourtant pas le premier à faire du vélo un marqueur politique. Lorsqu’elle était garde des Sceaux, Christine Taubira s’est rendue plus d’une fois au conseil des ministres à vélo. Quel est le message derrière ce geste ? Ces politiciens se veulent écolos mais surtout dans l’ère du temps car le vélo n’est plus seulement une activité du dimanche à faire en famille. C’est devenu un véritable moyen de transport et notamment en ville où l’on compte bien faire reculer le nombre de voitures.

Le vélo à l’assaut des villes

Si l’on peut noter quelques essais durant la fin du XXe siècle, le tournant a bel et bien eu lieu à la fin des années 2000. Les mairies de Lyon et Paris font face à des pics de pollution sans précédent. Les associations écologistes tirent le signal d’alarme. Il faut mettre en place des politiques urbaines pour faire reculer le nombre de voitures. Lyon sera une ville pionnière en rendant tout d’abord piétons les quais de Rhône puis en lançant en 2005 le premier système de vélo en libre-service à grande échelle en France. Paris lui emboite le pas en 2007, puis de nombreuses villes françaises suivront le mouvement. Peu à peu le vélo refait son apparition dans les villes, sous la houlette des politiques urbaines.

Refaire du vélo un vrai moyen de transport

Au moment de la vague de lancement des vélos en libre-service, l’un des défis majeurs était de refaire du vélo un véritable moyen de transport urbain. Si l’utilisation du vélo, et notamment comme moyen de locomotion pour se rendre sur son lieu de travail, est en forte augmentation depuis une dizaine d’années, ce pari est encore loin d’être gagné. Selon le Figaro, le vélo ne représente à ce jour que 2% des trajets quotidiens en Île-de-France. Souvent mis en cause : le faible nombre de pistes cyclables ou encore la dangerosité du trafic. Pourtant les villes y travaillent, pour exemple la mairie de Paris qui a lancé son « Plan Vélo » qui prévoit de tripler les déplacements à vélo d'ici 2020, en multipliant le nombre de pistes cyclables. Des politiques de grandes envergures qui convainquent peu à peu les particuliers.

Forte augmentation du nombre de vélos vendus

S’il existe 46 000 vélo en libre-service en France, les Français aiment avant tout posséder leur propre vélo puisque l’on en compte pas moins de 3 millions de vente en France en 2016. Ce chiffre est en constante augmentation puisque l’on en comptait 2,8 millions en 2013 et 2,9 millions en 2014. Les vélos électriques ont eux aussi fait leur apparition sur le marché. En Île de France on en compte déjà près de 100 000. S’ils sont très pratiques et permettent de gérer son effort tout en restant écolo, ils connaissent malheureusement le même fléau que les vélos classiques : le vol. C’est pourquoi on remarque chez les assureurs un accroissement de l’offre pour les assurances pour vélos électriques, à l’instar de Protègeclic. Cela peut aider pour la tranquillité d’esprit, sans négliger néanmoins un cadenas solide pour parer à toute éventualité.

Le vélo est donc en pleine mutation. Il n’est plus ce simple moyen que l’on utilise pour se balader le weekend. Les nouvelles politiques écologiques veulent en faire un moyen de transport urbain à part entière. Si le vélo a encore du mal à se faire une place dans les villes, il est néanmoins de plus en plus présent. Le nombre croissant de ventes de ces deux roues témoigne de la bonne santé du marché même si cela s’accompagne malheureusement d’une augmentation du nombre de vols.