Le parc d'éoliennes français se développe sur terre et sur mer, grâce aux progrès de cette technologie qui lui permet d'atteindre de meilleurs niveaux de rentabilité.

Victimes de leur succès, elles ont même vu leurs subventions réduites récemment par l'Etat. Mais qu'en est-il de leurs petites sœurs, les modèles développés pour l'environnement urbain ?

Depuis longtemps étudié par les scientifiques, l'implantation d'éoliennes en milieu urbain présenterait l'avantage majeur de permettre une production d'électricité décentralisée, au plus près des lieux de consommation. Concrètement, cela signifie moins de déperditions d'énergie, et la possibilité de les intégrer dans les réseaux de smart grids (réseaux intelligents) qui se développent un peu partout en Europe. Seulement, leur déploiement se heurte aux spécificités du terrain : placée au milieu de bâtiments plus élevés qu'elle, l'éolienne est soumise à un vent plus turbulent que dans la plaine. Or une éolienne classique à axe horizontal n'est pas adaptée aux changements d'orientation du vent, et nécessite un vent constant à une certaine vitesse plutôt que par rafales.

Des structures adaptées à l'espace urbain

Ce problème a été contourné avec l'introduction de nombreux modèles d'éoliennes à axe vertical (Darrieus, Savonius...), qui s'accommodent bien des variations du vent. Mais deux problèmes de taille subsistaient : d'abord le bruit provoqué par les vibrations, qui peut représenter une véritable nuisance pour les riverains... et puis le rendement, en moyenne deux fois plus faible que celui d'éoliennes classiques.

Le mois dernier, l'annonce d'un nouveau modèle d'éoliennes, développé par la société néerlandaise Archimedes, a fait l'effet d'un séisme dans le milieu des passionnés. La Liam F1, avec son design inédit d'antenne satellite alien, offre un rendement de 80%, contre 25 à 50% jusqu'à présent pour les meilleures éoliennes urbaines. Cerise sur le gâteau, elle est totalement silencieuse, et n'entraîne que des vibrations réduites, ce qui permet à un ménage d'en équiper son toit sans craindre des avaries. Selon ses créateurs, ce modèle pourrait produire 1500kWh avec un vent minimum de 5m/s, ce qui correspondrait à 50% de la consommation d'un foyer. Des chiffres à confirmer, bien entendu.

La Liam F1 sera officiellement disponible à la commande le 1er juillet, pour le prix de 3 999 euros. Un investissement qui pourrait néanmoins se montrer rentable, si le prix de l'électricité disponible sur le réseau persiste à augmenter...