Avec l'arrivée de Michelin sur le marché, les fabricants de vélos électriques comptent maintenant un concurrent de poids. Présentation de l'ebike du Bibendum. 

Depuis ce lundi 1er octobre, en vous rendant sur le site michelin-ebike.com, vous pouvez vous rendre acquéreur, pour la modique somme de 1390 euros, du vélo pliable à assistance électrique de Michelin. Oui, Michelin, le roi du pneu.

Et comme par hasard (ou pas), les pneus de l'engin constituent un point fort de l'ebike, puisqu'ils sont renforcés par une bande d'aramide, un matériau utilisé pour les gilets pare-balles, ce qui les rend quasiment increvables. La batterie lithium-ion dont il est équipé et qui contribue pour partie à son poids de 17,6 kg (raisonnable pour un vélo de ce genre), peut lui offrir une autonomie allant jusqu'à 45 kilomètres. Ainsi le vélo se destine à un usage urbain, mais aussi péri-urbain, dans des zones où les distances augmentent vite.

D'ailleurs, c'est en pensant à ce type d'usage que le vélo a été conçu : non pas pour effectuer les 35 kilomètres qui sépare l'employé de son lieu de travail, mais plutôt pour l'aider à couvrir les quelques kilomètres qui séparent son lieu de résidence ou de travail de la gare la plus proche.

Pour la production, Michelin s'est tournée vers une usine chinoise qui assemble déjà vingt millions de vélos chaque année : un choix économique, alors que cet ebike a été imaginé et conçu en France, entre Auvergne et Isère. Dans une France qui compte 14 000 kilomètres de pistes cyclables et où 3 millions de vélos sont vendus chaque année (dont 30 000 électriques), le fabriquant de pneus auvergnat espère bien imposer son vélo électrique et pliable au plus vite. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.