L’ONG Sea Shepherd alerte, dans sa dernière campagne, sur la pollution plastique des océans, et le carnage que cela entraîne.

Le problème de la pollution plastique des océans semble bien difficile à résoudre. Avec, selon les estimations, de 150 à 300 millions de tonnes de déchets plastique flottant déjà au large (dont une bonne partie dans un véritable continent de plastique formé par les courants au coeur du Pacifique), un gisement alimenté chaque année par 8 millions de détritus supplémentaires (soit l’équivalent d’un camion poubelle déversé chaque minute), les océans et leurs habitants étouffent. Le dernier exemple en date, c’est ce cachalot échoué il y a quelques jours sur une plage espagnole : dans son estomac, les autorités locales ont découvert pas moins de 29 kilos de plastiques en tous genres (filet, bidon, sacs, jerricane, etc…) et en ont conclu que ces corps étrangers avaient conduit à la mort de l’animal de 10 tonnes.

Sea Shepherd, l’ONG de protection des milieux marins fondée par Paul Watson, n’a pas attendu ce malheureux faits divers pour alerter sur la profusion de plastique dans les océans, et a dévoilé il y a quelques jours sa dernière campagne : « A plastic Ocean ». Dans une courte vidéo, déclinée en 3 affiches, l’organisation met en scène trois animaux marins emblématiques (une tortue, un requin et un dauphin) qui évoluent littéralement dans un bain de plastique liquide, et qui étouffent sous nos yeux. Au-delà de l’impact visuel d’une telle séquence, Sea Shepherd rappelle que la scène dont nous sommes témoins coûte, chaque année, la vie à un million d’animaux marins.

Mais cette situation est-elle une fatalité ? Pas forcément, car des entrepreneurs réfléchissent, partout dans le monde, à des manières d’exploiter ce gisement de déchets et nettoyer les mers : Ecoalf (une marque espagnole qui recycle les débris du large en vêtements), Boyan Slat (cet adolescent qui a imaginé un immense dispositif pour concentrer les résidus de plastique en mer), ou encore Electrolux (qui proposait dès 2010 une gamme d’aspirateurs dont les éléments en plastique étaient fabriqués à partir de déchets océaniques).

Ces quelques initiatives ne sont évidemment pas exhaustives, mais elles laissent quand même imaginer de meilleurs lendemains pour notre belle planète bleue.

Photo : Sea Shepherd