4300 milliards de mégots jetés dans le monde. Sacrée pollution. Pour la prévenir, les industriels du tabac pourraient être sollicités.

Devant les bars et restaurants, en ville, sur le trottoir ou dans le caniveau, des mégots de cigarettes en pagaille, et une pollution latente. Depuis cinq ans et l'interdiction de fumer à l'intérieur de ces établissements, la rue est devenue un immense cendrier à ciel ouvert.

La Ville de Paris a déjà réagi en annonçant l'installation de 10 000 poubelles spéciales dès le mois de novembre, tout en demandant parallèlement aux autorités compétentes d'adresser des amendes conséquentes à ceux qui n'auraient pas le courage de déposer leurs mégots dans ces poubelles prévues à cet effet. Bertrand Delanoë a même demandé que ces amendes soient de 68 euros. De quoi faire réfléchir…

Dans le même temps, son adjointe Anne Hidalgo s'est associé à Serge Orru, l'ancien directeur du WWF et créateur du "Festival du vent", lors du lancement de la campagne "Jette pas ton mégot, deviens un héros". Si le but de cette campagne est bien évidemment d'alerter le consommateur, les industriels du tabac ne sont pas oubliés pour autant. Parce que les filtres qu'ils fabriquent à la chaîne ne sont pas biodégradables, mais contiennent nombre de produits toxiques, ils demandent à ces fabricants d'équiper les villes françaises de cendriers fixes, sans signes distinctifs, et de procéder à leur ramassage.

Avec 30 milliards de mégots jetés chaque année en France, ce genre d'initiative pourrait avoir un réel impact environnemental, mais rien ne dit que les industriels accepteront ce genre de proposition. A suivre…