Construire un avion à hydrogène et aux énergies renouvelables, cela pourrait être possible d’ici 2030. Chiche ?

Oscar Vinals, un designer espagnol, s’est penché sur l’avion de demain, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le fruit de ses travaux est plutôt impressionnant. Nom de code de l’engin : AWWA-QG Progress Eagle Quantum, que nous abrègerons en « Progress Eagle », un avion capable de transporter jusqu’à 800 passagers. Principal avantage : il ne rejette pas le moindre gramme de CO2 en vol.

Pour arriver à une telle prouesse, Oscar Vinals mise sur le carburant propre de demain, l’hydrogène, naturellement présent dans l’air que nous respirons. Comme pour certaines voitures déjà équipées, les 6 moteurs qui équipent le Progress Eagle ne rejetteront que de la vapeur d’eau, y compris dans la phase de décollage (où ils seront d'ailleurs aidés d'une septième unité), qui nécessite le plus de poussée. Pendant le vol, l’électricité nécessaire aux divers instruments de l’avion et à l’alimentation de la cabine sera fournie par une unité éolienne et par les panneaux solaires qui recouvrent les ailes de notre avion idéal. Autre avantage de ces technologies propres : le bruit. Oscar Vinals affirme que son avion sera parfaitement silencieux.

Comparé à ce que l’industrie aéronautique a produit de plus imposant, l’Airbus A380, le Progress Eagle ne semble présenter que des améliorations : 800 passagers répartis en différentes classes sur 3 étages contre 550 (un A380 entièrement en classe éco peut tout de même embarquer 830 passagers), un avion silencieux à comparer aux 120 décibels émis par les moteurs du gros porteur d’Airbus, un moteur à hydrogène zéro émission qui se substitue aux réservoirs de 310 000 litres de kérosène.

Vous vous demandez déjà ce qu’attendent Airbus et Boeing pour se lancer dans l’aventure de l’avion écologique ? Ils attendent tout simplement d’avoir les technologies à disposition car, de l’aveu même de notre designer, seules 40% des technologies de son projet sont disponibles à ce jour. Il estime ainsi qu’il ne sera pas possible de construire son Progress Eagle avant l’horizon 2030, ce qui laisse le temps aux deux avionneurs concurrents de fourbir leurs armes.

Tiens si on se donnait rendez-vous dans 15 ans ?

Photo : ©OscarVinals/REX