Il suffit d’ouvrir le robinet pour la voir couler dans l’évier de la cuisine, le lavabo de la salle de bain ou la douche. L’eau potable est étonnamment facile à trouver pour une denrée précieuse. Pourtant ce qui nous semble si naturel au quotidien est le résultat d’un long processus et du travail de nombreux opérateurs.

Car l’eau, dans son milieu naturel, n’est pas toujours prête à être bue, il suffit de regarder la couleur des grands fleuves français pour s’en convaincre... Pour être dite “potable”, elle doit répondre à 54 critères définis par le Ministère de la Santé sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé; des critères qui portent sur sa composition chimique évidemment mais également sur sa saveur. Ce sont les opérateurs de gestion de l’eau comme SUEZ Environnement qui sont chargés de satisfaire à ce cahier des charges très stricte. Mais leur mission ne s’arrête pas là, car pour remplir certaines exigences, il faut aussi s’intéresser au milieu ou l’eau évolue.

Pour les nitrates, par exemple, dont on estime qu’ils polluent la moitié des réserves d’eau douce dans le monde, il convient de s’assurer que les terres a travers lesquelles filtre l’eau pour atteindre les nappes phréatiques ne sont pas polluées. Cette problématique des milieux naturels a donné naissance à une initiative innovante de Lyonnaise des Eaux en Languedoc-Roussillon baptisée zone Libellule. Cette zone imaginée par des chercheurs regroupe différentes zones humides abritant des plantes capables de filtrer certains micro-polluants contre lesquels les stations d’épurations peinent à lutter. Une manière d’utiliser les propriétés de la nature pour assainir l’eau rejetée dans l’environnement.

Pour garantir l’efficacité du travail des opérateurs du service de l’eau, la qualité de l’eau est très régulièrement contrôlée. A vrai dire, c’est même l’une des ressources les plus contrôlées qui soit. Outre les examens inopinées pratiqués en permanence par les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales, des initiatives locales voient le jour comme en Île de France où un observatoire du goût ainsi qu’un panel de 180 consommateurs ont été créés. Ces testeurs amateurs formés à la reconnaissance des goûts et des odeurs ont pour mission d’améliorer les qualités gustatives de l’eau. Si, si, l’eau a un goût! Il dépend en partie de la présence d’oligo-éléments et de sels minéraux, lesquels sont par ailleurs vitaux pour les buveurs. Avouez que vous ne tournerez plus le robinet comme avant?

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