A Montrouge, une start-up a imaginé un vélo électrique et solaire. Co-financé par La Poste via Bemobi, la marque écomobilité du groupe, le vélo Sun-E sera confié à certains salariés de l’entreprise pendant sa phase de tests.

En fin d’année 2016, un sondage réalisé par Odoxa pour « Le Parisien - Aujourd’hui en France » révélait qu’avec 67% d’opinions favorables, La Poste était la deuxième entreprise publique préférée des Français. Il faut dire qu’outre les services qu’elle propose (que nous ne jugerons pas ici), La Poste est une entreprise qui a fait du développement durable, et de la mobilité électrique, une priorité. Au point de disposer, aujourd’hui, de la première flotte de véhicules électriques au monde, répartis entre vélos, voitures et quadéos qu’utilisent chaque jour les milliers de facteurs qui parcourent chaque jour l’équivalent de cinq fois le tour du monde, sans émettre la moindre particule de CO2.

Tous ces véhicules propres seront bientôt rejoints par un petit nouveau : le vélo électrique solaire Sun-E, développé par la start-up Rool’in. Et cocorico !, le vélo est français, le siège de Rool’in se situant à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Pour aider à sa conception, la start up a reçu un coup de pouce de la région Ile-de-France, de BPI France et de Strat’inPoste, l’accélérateur de start-ups du groupe postal.

Le résultat de cette collaboration, c’est un vélo équipé d’une batterie qui peut offrir une cinquantaine de kilomètres d’autonomie à son utilisateur. Mais la vraie innovation, c’est que le Sun-E est équipé de panneaux solaires sur son cadre, ainsi que sur la roue avant (pleine, aux allures de roue de contre-la-montre sur le Tour de France). Loin d’être des gadgets, ces panneaux qui alimentent la batterie du vélo autorisent des recharges conséquentes tout au long de l’année, et qu’importe l’ensoleillement : 17 km d’autonomie journalière grâce à l’ensoleillement en Ile-de-France en printemps et en été, contre 26 km pour la même période dans le sud du pays.

Si cela venait à ne pas suffire, la batterie du Sun-E est évidemment amovible et peut se recharger plus classiquement sur une prise de secteur pour offrir son plein potentiel au cycliste adepte de mobilité durable sans trop d’efforts. Les premiers tests seront menés au premier semestre 2019 par des salariés d’une filiale de La Poste donc, mais aussi par des agents municipaux de la ville de Montrouge.

Avant d’être déployés dans tout le pays ?

Photo : www.bemobi.fr