Une centrale hydrolienne fluviale va être installée sur le Rhône, de quoi fournir de l'électericité verte à plus de 2000 foyers.

Qui a dit que la France n'était pas pionnière dans les énergies renouvelables ? Bon, d'accord, elles ne représentent que 6% de notre mix énergétique national (21% si on leur ajoute l'hydroélectricité) à l'heure où ces lignes sont écrites, quand d'autres pays comme le Portugal ou le Costa Rica arrivent à fonctionner ponctuellement ou dans la durée en ne faisant confiance qu'aux énergies propres.

Il n'empêche que certaines des grandes innovations du secteur sont mises en oeuvre chez nous : dernier exemple en date, le premier kilomètre de route solaire au monde qui a été inauguré en Normandie cet hiver. La France continue à se positionner aux avant-postes des énergies de demain grâce à la compagnie nationale du Rhône, deuxième producteur français d'électricité, qui devrait installer en 2018 la première ferme hydrolienne fluviale.

C'est un segment du Rhône en amont du barrage de Genissiat, proche de la frontière suisse, et présentant une profondeur et un débit suffisants, qui a été retenu pour cette première tentative : sur 2 kilomètres, 13 groupes de trois hydroliennes (39 au total donc, pour ceux du fond) seront installés tous les 150 mètres. Les hydroliennes, à axe vertical, reposeront sur une barge elle-même ancrée au fond du Rhône, qui pourra être émergée à volonté pour l'entretien des turbines fluviales.

La centrale affichera, à terme, une puissance de 2 MW, pour une production annuelle de 6700 MWh, de quoi alimenter 2700 foyers en électricité et éviter le rejet de 2000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

Photo : Flickr/KurtZwahlen/CC