Triman, un nouveau logo, vient indiquer au consommateur les produits qui sont recyclables. Avec quelques bémols, cependant.

Depuis le 1er janvier de cette nouvelle année (l'occasion, pour notre retour, de vous adresser nos meilleurs voeux), vous l'avez peut-être remarqué : un nouveau logo a fait son apparition pour signaler les produits recyclables. Figurant un petit bonhomme qui tend la main vers trois flèches, il a été affublé du nom de Triman et devrait remplacer le logo "point vert" d'Eco-emballages que nous connaissons tous. Pourquoi ? Parce que selon la Cour des Comptes, le consommateur comprend le point vert comme une consigne de tri, alors qu'il signale juste que l'entreprise qui l'appose sur ses produits paye une contribution à l'éco-organisme pour financer collecte et tri.

Mais à peine est-il entré en vigueur que Triman est critiqué : le MEDEF et les fabricants de meubles contestent par exemple le coût que représenterait son impression sur certains produits, rapporte Le Figaro. Un faux débat puisque Arnaud Gossement, avocat spécialisé en droit de l'environnement, rappelle sur son site internet que le logo "peut figurer sur l'emballage, la notice ou tout autre support y compris dématérialisé." En clair, le logo Triman affiché sur la page internet consacrée au produit en question suffit pour être en conformité avec la loi. Si vous n'avez pas encore vu notre logo en magasin, pas d'inquiétude donc.

Et pour l'apercevoir, il vous faudra être pour le moins attentifs, puisque les produits électroniques et électriques, les piles et accumulateurs, les emballages en verre (qui disposent tous d'une filière de recyclage spécifique), ou les produits qui affichent déjà un logo de recyclage provenant d'un autre pays de l'UE, ne sont pas concernés par le dispositif Triman.

Celui-ci, soutenu par la législation, devrait tout de même à moyen terme finir par s'imposer aux industriels et, in fine, aux consommateurs, qui sauront enfin clairement quels produits sont recyclables, et lesquels ne le sont pas. Sauve-nous des déchets, Triman !