Pour informer sur les conséquences de l’impression systématique au bureau, une association lance un fond d’écran évolutif…

Alors que la généralisation de l’informatique au bureau pourrait laisser penser que les données sont désormais largement dématérialisée et que les impressions papier sont des reliques du passé, il n’en est rien. Dans le monde professionnel, chaque employé consommerait selon l’ADEME entre 70 et 85 kilos de papier par an, soit environ 3 ramettes par mois. Toujours d’après l’Agence de l’environnement, c’est la facilitation de l’impression individuelle qui est en cause, favorisant l’impression inutile de documents et de mails. Si les industriels du papier européen ont fait de gros efforts ces dernières années pour intégrer des fibres recyclées dans leurs produits, l’impact environnemental de l’industrie papetière n’est toujours pas négligeable, notamment lorsqu’il s’agit de prélever la matière première : le bois. 

En Amérique du Sud, où la déforestation amazonienne est une préoccupation écologique majeure, une association écologique tente d’alerter d’une façon originale sur les conséquences de l’impression au bureau. Pour cela, Green Nation a imaginé un fond d’écran qui serait installé sur les ordinateurs de chaque employé qui sont reliés à une imprimante. Particularité de ce fond d’écran : celui-ci évolue au fur et à mesure des impressions lancées, et la photo de forêt luxuriante se transforme peu à peu en image d’une terre dévastée. Si une cinquantaine d’entreprises ont déjà installé ces fonds d’écran, Green Nation prévoit qu’elles seront plus de 1000 d’ici la fin 2015. 

Et si vous souhaitez vous aussi éveiller vos collègues à la problématique de la déforestation, rien de plus simple : le fond d’écran de Green Nation, compatible avec Windows 7 et Windows 8 est téléchargeable à cette adresse !

Espérons que cette initiative sud-américaine participera à confirmer les bons chiffres de la déforestation enregistrée dans la forêt amazonienne ces dernières années : de 27 000 km2 disparus en 2004, les efforts des gouvernements locaux ont permis de faire chuter ce chiffre à 4 848 km2 en 2014. Toujours 4 848 km2 de trop, mais il semble que nous soyons sur la bonne voie pour endiguer cette catastrophe...

Photo : Capture d'écran Viméo