L'une des plus célèbres voies de la capitale est au coeur d'un projet inédit de requalification urbaine, mêlant bâti et reforestation.

Dans le dernier numéro du Journal du Dimanche, un étonnant projet écologique pour le Paris de demain était détaillé : transformer l'avenue Foch, une artère qui part de la Place de l'Etoile à Paris et qui rallie la Porte Dauphine, pour en faire une promenade piétonne et boisée. Selon l'un des architectes qui s'est penché sur le sujet, l'avenue Foch ne serait aujourd'hui qu'une "autoroute intra-muros sans vie". Une autoroute qui présente des dimensions exceptionnelles avec 1,3 km de long, et surtout ses 140 mètres de large, soit deux fois plus que les Champs-Elysées.

Sur la moitié de l'avenue, côté place de l'Etoile, les voies de circulation et autres trottoirs seraient remplacés par des immeubles de 5 ou 6 étages abritant logements, commerces au rez-de-chaussée, bureaux, et quelques établissements de prestige propres à ce coin de la capitale, comme un hôtel de luxe ou un grand magasin. Au total, jusqu'à 150 000 mètres carré de bâti, organisés autour d'une place centrale.

Pour l'autre partie de l'artère, sus au béton ! Les voies centrales de circulation seraient purement et simplement supprimées pour être renvoyées aux bord de l'avenue. A leur place, un nouvel espace boisé de 67 000 mètres carrés pour flâner, se promener ou se reposer. Ce nouveau parc contribuerait ainsi à faire entrer le bois de Boulogne (de l'autre côté de la Porte Dauphine) dans Paris, conformément aux désirs initiaux du baron Haussmann.

Enfin, dernière projection pour la capitale : la construction de 400 000 mètres carré habitables au-dessus du périphérique et en bordure du bois de Boulogne, dont une partie de logements sociaux.

Le projet a d'ores-et-déjà été présenté à la première adjointe au maire de paris en charge de l'urbanisme, une certaine Anne Hidalgo, candidate PS à la succession de Bertrand Delanoë. Pour un investissement de quelques dizaines de millions d'euros, les initiateurs du projet estiment que la mairie de Paris pourrait en tirer des recettes de plus de 600 millions.

Utopie écologique et économique ou future réalité ? Seul l'avenir nous le dira.