ACF, une fondation africaine de protection de la nature, diffuse de superbes affiches pour alerter sur le braconnage.

Créée en 1999, l’African Conservation Foundation (ACF) s’est fixée un objectif : supporter et unir toutes les initiatives, privées ou publiques, qui visent à protéger les animaux d’Afrique. Car si le continent est un formidable vivier de biodiversité, il est aussi la victime favorite des braconniers. Ceux-ci prennent en effet un plaisir malsain à contourner les législations nationales et internationales pour abattre des animaux protégés et prélever certaines parties « nobles » dont raffolent des acheteurs de tous horizons sur les marchés illégaux. Les grands mammifères que sont les rhinocéros et les éléphants sont ainsi ciblés pour leur précieux ivoire, quand les grands singes abattus feraient, eux, de « superbes » trophées.

Consciente du massacre en cours et désireuse d’alerter l’opinion internationale, ACF diffuse donc une série d’affiches magnifiques insistant sur l’imminence de la disparition totale de certaines espèces : on y retrouve ainsi trois animaux totems (un gorille, un éléphant et un rhinocéros) faits en ballons de baudruche et prêts à disparaître sous la menace d’une aiguille qui, on l’a bien compris, symbolise le braconnage. ACF renseigne sur ses affiches quelques chiffres choc : il reste moins de 5000 rhinocéros noirs, à peine 300 gorilles de la rivière Cross, et 35 000 éléphants sont massacrés chaque année. Bref, il faut agir.

Ce que les gouvernements africains concernés ne manquent pas de faire : traque des braconniers, destruction des stocks d’ivoire, création de sanctuaires animaliers, etc… A l’autre bout de cette macabre chaîne commerciale, les pays « consommateurs » ne restent pas les bras croisés non plus : la Chine, principal acheteur d’ivoire, prend des mesures contre ce commerce (sans toutefois l’interdire totalement), et les pays occidentaux renforcent leur arsenal législatif. La France punit de 750 000€ le trafic d’ivoire en bande organisée, quand la Suisse inflige des amendes d’un million de francs suisses et des peines de prison de 3 ans d’emprisonnement pour le même délit.

Toutes ces bonnes volontés suffiront-elles à sauver les animaux protégés par ACF ? Souhaitons-le.

Photo : www.africanconservation.org