Le célèbre voyagiste propose désormais à tous ses clients de compenser les émissions de CO2 imputables à leurs séjours. Une révolution dans le secteur.

Vous aimez le dépaysement (dans un certain confort) ? Crapahuter (bien encadrés) ne vous fait pas peur ? Vous partez à l’aventure (en prenant soin de tout prévoir en amont) ? Alors Voyageurs du Monde est fait pour vous. Cette entreprise, fondée à la fin des années 70, a pris une nouvelle ampleur depuis l’avènement d’internet et s’est faite une spécialité d’organiser pour ses clients des voyages sur mesure, partout sur le globe. Malgré le luxe, les activités proposées ou les trajets long-courrier en avion que propose le voyagiste, celui-ci s’est engagé dans une démarche environnementale.

D’abord, en adhérant à l’Association pour un tourisme responsable (ATR), dont la charte fondatrice place les comportements éthiques et éco-responsables en tête de liste des gestes à adopter en voyage. On y retrouve ainsi des incitations à favoriser les commerces locaux plutôt que les chaînes internationales pour que l’argent du tourisme bénéficie aux communautés visitées, à être particulièrement vigilant sur l’abandon des déchets en pleine nature, à ne pas stresser, déranger, ou modifier le comportement des animaux sauvages rencontrés, etc… Autant de gestes qui devraient être automatiques, qu’il a pourtant bien fallu graver dans le marbre.

Mais Voyageurs du monde, par la voix de son PDG, franchit une nouvelle étape dans la course au tourisme écologique et vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier 2018, le voyagiste serait 100% carboneutre. En effet, d’ici quelques jours, toutes les émissions de CO2 générées par les activités terrestres et les transports aériens des clients de la marque seront compensées via des projets de reforestation. En rejoignant d’autres grandes entreprises au sein du fonds d’investissement « Livelihoods », le voyagiste devient acteur des projets de plantation de mangrove et de forêt en Inde, en Asie du Sud-Est, mais aussi en Afrique et en Amérique latine. Doté d’une centaine de millions d’euros, ce fonds d’investissement travaille en étroite collaboration avec des ONG locales pour des résultats conséquents : 130 millions d’arbres bientôt plantés, pour 10 millions de tonnes de CO2 piégées sur une durée de 20 ans.

Si l’initiative est évidemment à saluer, espérons tout de même que Voyageurs du monde et ses concurrents gardent un oeil attentif sur le développement de technologies propres (pensons à l’avion électrique) qui pourraient bien ringardiser, demain, le principe même de compensation carbone.

Mais en attendant, on n’a pas trouvé mieux.

Photo : Flickr/CC/DailySublime