Souvenez-vous : au mois de septembre dernier (un an déjà), la justice brésilienne ordonnait une première fois l'arrêt du chantier de construction du barrage brésilien de Belo Monte. Celui-ci, le troisième de la planète en taille, devait, une fois achevé, engloutir des milliers d'hectares de forêt, et pousser des populations indigènes à la migration. En d'autres termes, on appelle ceci "un désastre écologique et humain". Puis, le 14 août de cette année, un tribunal régional interdisait la reprise des travaux, estimant que les indiens vivant à proximité du barrage n'ont jamais été consultés pour le chantier.

Mais cette décision a été suspendue par le président du Tribunal suprême fédéral au motif qu'un arrêt des travaux pourrait entraîner "des dommages notables et irréparables du patrimoine public, de l'administration, de l'économie et de la politique énergétique brésilienne". Et sur l'environnement ? Pas un mot…