Biodiversite_2

Commençons ce chapitre comme un discours de remise d'Oscar peu inspiré : Le dictionnaire définit la biodiversité comme "la diversité des espèces présentes dans un milieu".

Voilà. Cela inclue les espèces animales comme végétales. Et l'une comme l'autre sont irrémédiablement menacée dès que l'Homme commence une activité, dans quelque région de la planète que ce soit. Nous en appelons pour preuves au chiffre qui fait peur : la disparition des espèces est aujourd'hui 1000 à 10000 fois supérieur au rythme d'extinction naturelle.

Tout autant que l'extinction, l'uniformisation des espèces est des plus inquiétantes. Dans certaines zones, l'Homme est ainsi arrivé à force d'activités agricoles à uniformiser les espèces végétales, et donc les espèces animales qui gravitent autour. L'exemple le plus simple et le plus extrême étant les plantations de dizaines de milliers d'hectares de palmiers en Indonésie, producteurs d'huile de palme. Une monoculture qui entraîne petit à petit la disparition de l'orang-outan de cette région du monde.
Ce que les industriels semblent oublier, c'est que s'il existe des insectes et autres animaux spécifiques à certains environnements, que si toutes ces espèces sont présentes depuis des siècles, ce n'est pas pour rien. Il existe une logique. Les vers de terre servent à aérer les sols, des animaux se nourrissent de mauvaises herbes, quand les insectes s'occupent de polléniser et d'assurer la reproduction végétale… Le genre de choses qu'un enfant de 12 ans saurait.

Puisque l'on ne peut définitivement pas compter sur les grands groupes agro-alimentaires, ce sont les acteurs du commerce équitable qui prennent aujourd'hui en compte le paramètre de la biodiversité. Un petit coup d'oeil sur deux exemples sud-américains, en espérant qu'ils influencent leurs collègues qui produisent à plus grande échelle.