Pour la deuxième fois, Volkswagen organise le « Think Blue Challenge », une compétition d’éco-conduite dont la finale se tiendra dans quelques mois à Los Angeles. Nous étions au lancement.

« Quand vous pensez à l’écologie, vous pensez à la couleur verte. Nous, chez Volkswagen, quand on pense écologie, on pense bleu » : ce sont les propos d’un dirigeant de la marque, qui expliquent donc la raison pour laquelle la gamme BlueMotion porte ce nom étrange. Revenons au challenge, dont le but est de « conduire fort fort loin en consommant fort fort peu ».

La journée commence par un petit topo sur la gamme Blue Motion : chacun des modèles est équipé de pneus basse résistance, un travail a été réalisé sur l’aérodynamisme, les gaz d’échappement passent par un filtre à particules, et le système « start stop » est intégré, qui permet de couper le moteur dès que celui-ci est inactif. Typiquement, à un feu rouge, quand vous êtes au point mort et que votre pied est posé sur le frein. Quand le feu passe au vert, le simple fait d’appuyer sur l’embrayage relance l’engin. Comme nous le rappellera un pilote-instructeur au cours de la journée, « au-delà de cinq secondes sans rouler, il vaut mieux couper et rallumer son moteur plutôt que de le laisser tourner : on polluera toujours moins. »

Avant de nous lancer sur la « vraie » route, nos formateurs du jour nous invitent à rejoindre des simulateurs de conduite. Pour chaque participant, la même contrainte : le réservoir ne contient qu’un demi-litre d’essence, qu’il convient de faire durer le plus longtemps possible. Après la panne sèche inéluctable, de nombreuses statistiques viennent détailler notre parcours et l’on commence déjà à cerner les règles d’or de l’éco-conduite :

  • Pousser rapidement la voiture dans les deux premiers rapports de vitesse, pour les utiliser le moins possible
  • Beaucoup miser sur l’élan du véhicule
  • Eviter autant que possible de poser son pied sur le frein : il faudra alors relancer le véhicule derrière. On rappelle d’ailleurs que la vitesse la plus écologique n’est pas le point mort ou le dernier rapport, mais la vitesse qui permet au maximum d’éviter accélérations et freinages
  • Toujours garder en tête que certains conforts sont très polluants : en ville, brancher la climatisation, c’est augmenter de 20% sa consommation de carburant
  • Pour les accros des chiffres, l’idéal est d’adopter un régime moteur compris entre 1200 et 2300 tours/minute

Toutes ces consignes peuvent paraître un peu redondantes, mais lorsqu’elles sont toutes mises en application, le résultat se fait sentir. A bord des Golf équipées pour le Think Blue Challenge (des capteurs partout sous le capot pour avoir des données ultra-précises en temps réel à l’intérieur du véhicule), la différence entre des amateurs et des professionnels se fait vite ressentir. Là où nous misons sur une conduite « tranquille » pour ne pas brûler trop de carburant, notre instructeur y va beaucoup plus franchement (tout en respectant le code de la route, évidemment). Les résultats sont malgré tout sans appel : sa consommation est d’environ  20% inférieure à la nôtre, sur le même véhicule. Comme il le dit lui-même : « économiser son carburant et réduire ses émissions de CO2, c’est un objectif que doivent partager les automobilistes et les constructeurs. Si chacun fait de son mieux, c’est la planète qui se portera mieux. »

Malgré des performances moins bonnes que celles d’un pro de la route, les deux représentants de MarcelGreen s’autocongratulent, se félicitant de n’avoir consommé sur la quinzaine de kilomètres du parcours que 4 litres aux 100 kilomètres. Mais notre enthousiasme est vite douché : le vainqueur de la première édition du challenge tournait à une moyenne de 2,09 litres. 

Et soudain, la finale de Los Angeles semble loin, très loin…