Depuis le début du mois de décembre 2010 et jusqu'au 30 avril 2011, la ville franc-comtoise met à disposition de ses concitoyens trois caméras thermiques, empruntables contre une bonne grosse caution. Notre bisontin emprunte donc ces caméras thermiques, rentre chez lui, prend des clichés de son logement depuis l'extérieur, et les photos obtenues lui montrent les fuites de chaleur, le plus souvent autour des portes et fenêtres. Un peu le genre de vision qu'a le Predator dans le film du même nom…

Libre ensuite à l'utilisateur de parfaire l'isolation de son logement. Il s'agit parfois d'une opération toute simple qui consiste à coller de petits bandeaux de scotch spécial pour empêcher tout courant d'air. L'utilisateur s'y retrouvera (un peu) sur sa facture électrique, la ville s'y retrouvera sur sa consommation globale et sur ses émissions de CO2. Et en complément, la municipalité prête aussi des wattmètres à ses administrés, appareils qui leur permettent de mesurer les consommations d'énergies "évitables", comme peuvent l'être les appareils en veille.

On se souvient qu'en plus de ces prêts de wattmètres et de caméras thermiques, la ville de Besançon apporte une aide financière à ses habitants qui veulent s'équiper d'un composteur de jardin et réduire leurs déchets. Besançon, ville écologique méconnue ?