Après les insolites, les chiffres du jour et les images fortes de la quinzième conférence internationale climatique (Cop15), voici l’Homme du jour … « the man of the day » comme disent nos confrères américains. Aujourd’hui c’est Brice Lalonde.

 

 

Brice Lalonde a récemment démarré sa deuxième vie politique verte. Car au risque d’être vexant, cela fait un moment maintenant que Mr Lalonde est sur le devant de la scène politique, sous de très verts projecteurs bien évidemment. Peu s’en souviennent, mais il fut quand même en 1974 le directeur de campagne de René Dumont, candidat écologiste à l’élection présidentielle !

Depuis ces premiers pas verts en politique, il fut à plusieurs reprises secrétaire d’état auprès du premier ministre en charge de l’environnement, ministre de l’environnement etc.

Mais sa seconde vie politique démarre donc il y a peu, depuis sa nomination il y a 2 ans en tant que « Ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique ». Autant vous dire qu’il n’est pas venu à Copenhague pour rigoler …

Et justement Brice Lalonde ne rigolait pas hier. Il ne s’est pas gêné pour exprimer son mécontentement, en pleine salle de conférence au Bella Center de Copenhague.

«Je m’oppose à la présidence suédoise sur sa proposition de position sur les forêts car elle décrédibilise l’Union européenne.»

« Si je ne suis pas soutenu par l’Elysée, je ne serais plus là demain. Mais on ne peut pas laisser passer une tentative de comptabilité complaisante, voire frauduleuse».

Il se bat, s’affirme et menace car il a bien entendu l’appel des ONG et des militants : le risque d’un accord tiède, ou pire, d’un accord frauduleux. Notre ambassadeur climatique se fait donc gardien de phare environnemental, visiblement très alerte sur les décisions prises, pour ne surtout pas arriver à un mauvais accord.

Le fond du problème le voici, particulièrement bien décrit par un journaliste de Libération : « Les pays du Nord demandent aux pays du Sud de changer drastiquement leur économie pour réduire la déforestation, responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais dans le même temps, certains pays riches cherchent à ne pas comptabiliser les émissions des GES liées à leur propre récolte de bois qui augmente. »

Allez Mr Lalonde, ne lâchez rien !