L'association SOL par exemple expérimente dans 5 régions françaises (Bretagne, Ile de France, Nord Pas de calais, Rhône Alpes et Alsace) un nouvel outil pour échanger autrement. Elle a donc créé de toutes pièces (humour) une unité monétaire qu'elle a appelée… le SOL !

L'association n'est pas seule dans ce projet et est accompagnée de compagnies d'assurances et de banques, notamment le Crédit Coopératif. Première différence avec l'argent que nous connaissons, c'est que le SOL (d'une valeur unitaire de 0,10€) est entièrement dématérialisé. Au fait, vous vous souvenez de Patrick Viveret dont nous vous parlions dans l'introduction ? Eh bien le SOL est une inspiration directe de ses travaux. Seule une carte à puce peut témoigner de son existence. Pas de billets, de pièces ni de chèques. Vous pouvez l'admirer ci-contre.

Carte SOL Bien sûr, comme toute initiative solidaire récente, le rayon de son impact est assez limité. Comprenez que vous ne pouvez pas faire vos courses chez M. Leclerc ou M. Casino avec votre carte SOL. Il vous faudra pour cela choisir des enseignes partenaires de l'association, qui proposent un fonctionnement plus solidaire et durable. Et puis contrairement à l'argent que nous connaissons, rien ne sert de capitaliser. Au contraire. Ici, pas d'intérêts positifs mais plutôt négatifs : les SOLs capitalisés perdent de leur valeur au cours du temps (ce que l’on appelle une monnaie fondante), forçant ainsi le consommateur à faire vivre l'économie solidaire. Quant à la valeur perdue de vos SOLs capitalisés, elle ne l'est pas vraiment puisqu'elle va alimenter un fonds commun de soutien à des projets humanitaires.

Pour les subtilités de la chose, et il y en a, vous trouverez toutes les informations sur www.sol-reseau.org