Le réchauffement climatique, dont l'homme est responsable, va créer dans un futur proche des bouleversements sur notre environnement.

Après avoir accueilli la coupe du monde de football en 2010, l'Afrique du Sud aura à nouveau toute notre attention pendant les 15 jours à venir, puisqu'elle accueille jusqu'au 9 décembre, la 17ème conférence de l'ONU sur le climat.

Le problème, c'est que ce sont bien souvent les pays les plus pauvres qui seront les première victimes de ces bouleversements. Et c'est justement là l'un des grands objectifs annoncés de cette conférence de Durban (aussi appelée COP17) : la création d'un fonds vert pour venir en aide aux pays les plus pauvres victimes du réchauffement. Le genre de situation qu'on imagine volontiers stagner, les Etats préférant sans doute se concentrer à la lutte contre la crise qui fait rage actuellement. On rappellera tout de même que ce projet, évoqué à Copenhague en 2009, prévoyait un fonds alimenté par 100 milliards de dollars chaque année à partir de 2020.

L'autre enjeu de taille concernera bien évidemment la prolongation du protocole de Kyoto, dont la première phase arrive à expiration à la fin de l'année 2012. Sur ce point, l'ambition des pays participant pourrait être revue à la baisse, et d'aucuns craignent qu'au lieu de se limiter à une hausse des températures de 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, les discussions portent plutôt autour d'un seuil de trois degrés. Une différence minime sur un thermomètre, mais aux conséquences importantes à l'échelle de la planète. Les discussions sur cet "après-Kyoto" seront encore âpres : les Etats-Unis et la Chine sont réticents à signer le moindre engagement chiffré, et des pays comme la Russie, le Japon ou le Canada ne veulent plus avancer tant que les deux mauvais élèves ne bougent pas. Une belle impasse dont il faudra pourtant se sortir.

Pour cette mission des plus importantes, la France a donc décidé de convoquer son représentant le plus éminent : Serge Lepeltier. Serge qui ? Serge Lepeltier, actuel maire de Bourges et ancien ministre de l'écologie entre les mandats de Jean-Claude Sandrier et Nelly Olin. Jean-Claude qui ? Et Nelly qui ? Voilà, vous avez compris…